mardi 31 janvier 2017

La bitch de la semaine, #14

 
 
 
 
Cette semaine a été riche en bitches, croyez-moi! Et ce n'est pas Sara qui dira le contraire!
Sans plus attendre, voici mon palmarès.
 
 
 
 
 
 
 
Bitch de la semaine, catégorie "je-suis-payée-à-ne-rien-faire-et-je-le-vis-bien" : Pénélope Fillon.

Vous cherchez comment arrondir vos fins de mois? Essayez la méthode Pénélope, ça fonctionne plutôt bien. Et en toute discrétion, évidemment. Résumons : Cette semaine, le Canard Enchainé a révélé que la femme de François Fillon, candidat à l'élection présidentielle, a été employée aux côtés de son mari pendant huit ans, pour 500 000 euros. Mais que faisait-elle pour un tel salaire? Mystère. Quelques jours après, une deuxième révélation enfonce le clou : Madame Fillon aurait travaillé pendant un an à la Revue des deux Mondes sans qu'on trouve aucune trace de son travail. Salaire touché : 100 000 euros.
Alors, emploi fictif ou pas? Une enquête est en cours.
Ce qui me sidère, c'est la liberté totale avec laquelle évoluent les proches des hommes politiques. Que je sache, dans les municipalités françaises, il est interdit de faire embaucher quelqu'un de sa famille, quand on est maire. Pourquoi ne pas faire pareil à l'Assemblée?
 
 
Bitch de la semaine, catégorie "on-ne-sait-jamais-sur-un-malentendu-ça-peut-marcher" :
Un automobiliste australien s'est pris une amende pour excès de vitesse. Il roulait à 129km/h au lieu de 100.
Afin d'éviter l'amende et un retrait de deux points sur son permis, le chauffard a trouvé une vraie bonne excuse : "le vent m'a poussé". Mouahaha!
Qu'on se le dise, le vent devait souffler sacrément fort ce jour-là pour parvenir à faire avancer le pick-up de deux tonnes de ce monsieur.
Evidemment, ça n'a pas marché.
Mais maintenant, le mec est connu dans le monde entier pour être le roi de l'excuse à deux balles.
    
Voir l'image sur Twitter
And excuse of the day goes to... @MingenewPol
 
 
Bitch de la semaine, catégorie "je-ne-sais-pas-me-taire-pourtant-ça-vaudrait-mieux-pour-moi" : Jawad Bendaoud
 
Celui que la terre entière connaît comme étant le logeur présumé des terroristes des attentats du 13 Novembre était jugé cette semaine pour trafic de stupéfiants.
Rappelez-vous, Jawad, interrogé après les attentats, avait répondu avoir seulement "rendu service" aux terroristes en les hébergeant chez lui. Mais bien sûr.
Mis en garde à vue peu après, il est arrêté pour trafic de stupéfiants, sur ses propres aveux. Non mais tais-toi, quoi.
Pendant tout ce temps, Jawad n'a cessé de clamer son innocence, écrivant des lettres et mettant le feu à sa cellule. Mais nooooooon...
Cette semaine, il s'est encore fait remarquer en se présentant à son procès hyper énervé. Il a insulté les policiers et hurlé à la présidente que les mêmes policiers l'ont frappé.
Résultat : Jawad a été renvoyé dans sa cellule, et son procès a eu lieu sans lui. Les policiers ont déposé une nouvelle plainte contre lui. 
Moralité : t'as peut-être voulu rendre service, mais tu ne te rends pas service. Mieux vaut se taire, parfois.

lundi 30 janvier 2017

L'arbre de la discorde (Une photo, quelques mots # 78)

Anselme
 
La foule se presse, de plus en plus dense, en ce jour de gaieté.
Les rires résonnent autant que les ricochets des verres qui s'entrechoquent pour porter un toast.  
Leurs voitures garées à perte de vue dès l'entrée du village, les touristes affluent, descendent de l'église au port par les rues piétonnes, et se tassent comme ils peuvent autour de l'embarcadère, coincé entre la crêperie qui ne désemplit pas et la galerie d'art face à l'océan.
Le dernier jeudi du mois d'Aout, la petite bourgade célèbre la fin de l'été. C'est la fête des loupiotes à Mornac.
A la tombée de nuit, les rues s'éclairent : bougies sur les rebords de fenêtres, guirlandes lumineuses aux portes, lampions suspendus aux tonnelles des restaurants... La magie opère.
 
Mais cette année, quelques artisans nouvellement installés ont décidé d'innover. La jeune trentenaire qui tient la maroquinerie a insinué que la fête s'essoufflait et qu'il lui fallait un coup de jeune. Le libraire l'a soutenue, probablement plus pour ces beaux yeux verts que pour ses idées révolutionnaires. La gérante de la galerie d'art et le couple d'anglais, patrons du salon de thé, ont refusé tout net. Les irréductibles, comme les surnomme la maroquinière, ont divisé la communauté commerçante. D'ailleurs, la galerie, pourtant bondée d'habitude ce soir-là, est fermée aujourd'hui.
 
Solène, qui assiste à la soirée des loupiotes depuis plus de 20 ans, contemple l'objet de toutes les discordes. Cet arbre à souhaits planté à mi-chemin entre le restaurant de son ami Etienne et la mairie. Les papiers multicolores se balancent doucement, à peine bercés par une très légère brise qui ne parvient pas à apaiser la moiteur lourde qui s'abat sur les corps et les esprits.
Solène le trouve beau, mais un peu triste. Ecrasées par la chaleur, les branches ploient sous le poids des étiquettes : série d'arcs de cercle tournés vers le sol, de sourires à l'envers, tel un saule pleureur courbé et solitaire...  Deux enfants sautent, un bras levé, pour tenter de décrocher un des billets. Un couple accroche le sien, comme une promesse d'espoir pour l'avenir.
 
Solène s'approche, plus impressionnée qu'elle ne l'aurait cru. Elle se trouve ridicule. On n'a pas fini de se moquer d'elle. Fébrilement, elle saisit une des branches les plus hautes de l'arbre et y accroche un billet jaune. Elle contemple une dernière fois l'arbre à souhaits et s'en va sans se retourner, sans même un regard vers le port où le feu d'artifice a commencé.
 
Le vent, qui maintenant s'est levé, balaie ses doutes. Sur l'arbre, les pétales de couleurs bruissent doucement. Sur le billet jaune, on peut lire ces quelques mots : "Qu'elles soient lumière ou papier, la magie de Mornac à la fin de l'été, ce sont ces couleurs. Puissent ces couleurs vous rassembler et non vous diviser." 
 
 
 
 
Comme un souvenir de vacances, pour cet atelier. Une petite photo des loupiotes de Mornac en vrai?
 
 

mardi 24 janvier 2017

La bitch de la semaine, # 13

 
 
 
Bon, Sara, elle, elle bitche le lundi.
Oui, mais moi, le lundi, j'écris.
Qu'importe, pas de jour pour bitcher!
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Il flotte sur le monde et sur notre société un petit parfum de violence qui me sidère.
Pour preuve la méchante gifle donnée à Manuel Valls. No comment. C'est pas parce qu'on considère cet homme comme un gros con qu'on doit forcément le gifler. Sinon, je ne vous dis pas toutes les baffes que certains se mangeraient. J'ai vraiment beaucoup de mal avec ces réactions extrêmes qui me choquent.

Mais la violence n'a pas besoin d'être physique pour être violente. La preuve :

Ma bitch de la semaine, catégorie : "j'ai un humour moisi" ou quand une situation dérape grave.
 
Un professeur de Lille 2 s'est largement grillé en beauté, en tenant, en plein cours magistral, des propos sexistes, sous couvert d'humour.
A propos d'un micro défectueux, l'enseignant a déclaré "C'est comme les femmes, il faut taper deux fois dessus." Je vous passe les autres remarques du prof face aux réactions immédiates des étudiants.
Plusieurs étudiants sont sortis de l'amphi, outrés, et ont signalé les faits.
La Présidence de l'Université s'est exprimée, condamnant les propos et félicitant les étudiants ayant eu "le courage" de quitter la salle. Le prof va être convoqué, une enquête est ouverte, il risque un blâme (ah, ah, ah, notez au passage le paradoxe contenue dans les deux propositions précédentes) et on en a fait toute une histoire dans les médias.
 
Je ne sais pas bien ce qui me désole le plus :
- Au prof, j'ai envie de dire "Mais t'es con ou tu le fais exprès?" pour ne pas avoir mesuré la portée de tels propos. S'il n'y avait eu que cette phrase, encore... mais l'enseignant a continué, se moquant ouvertement des "féministes" (on est pas loin de rajouter "hystériques") qui ont quitté son cours. On ne peut décemment croire à une simple blague déplacée, après ça.  
 
- Au Président, j'ai envie de dire "Un blâme? Laissez-moi rire!". Bon, ben avec ça, il va avoir trop peur, le prof. Il ne risque pas de recommencer. En espérant que voir sa boulette affichée sur le net va le calmer.

- Aux étudiants qui ont ri et applaudi à cette remarque et aux suivantes, j'ai envie de dire : "Vous applaudissez pour avoir une bonne note au partiel?". Qu'on puisse penser que c'était juste une mauvaise blague (pourrie, la blague), pourquoi pas. Mais ce n'est pas une raison pour l'encourager.

- A ceux qui ont rendu public l'incident, en postant sur Tweeter, sur des sites comme "Paye ta fac", parce que c'était leur "devoir", qu'ils sont "trop choqués", j'ai envie de dire : "Et sinon, ça ne vous gêne pas d'enfoncer un mec qui vient déjà de commettre une belle boulette? Et la situation en Syrie, ça vous choque ou pas"
 
L'affaire a donc fait grand bruit, et là, les réactions, plutôt vives, et violentes, donc, ont fleuri.
D'abord, les "c'est inacceptable, cela mérite une punition exemplaire", "une enquête est ouverte et une campagne de sensibilisation va être menée" de la part des représentants de l'Université : j'ai du mal à comprendre comment on peut laisser des instit' pédophiles devant des gamins de primaire et réagir aussi violemment face aux propos d'un type qui s'est exprimé devant des adultes, normalement capables de décoder un discours. Loin de moi l'idée de défendre ce prof, mais peut-être qu'un simple rappel à l'ordre aurait suffi. D'ailleurs, l'enseignant s'est excusé dans son cours du lendemain, arguant que les étudiants n'avaient pas "compris son humour".... Le type qui ne sait pas s'arrêter... un boulet, j'vous dis.
Ensuite, les "Oh allez, c'est juste une blague, hein, faut pas se vexer". Soit. Le pire, c'est que ceux qui ont réagi de la sorte ne cherchaient pas vraiment à défendre le prof (ils reconnaissent volontiers qu'il a merdé), mais avaient plutôt pour but de critiquer les étudiants qui se sont sentis choqués et ont signalé les faits. Des hystériques, forcément. C'est si facile de considérer comme tels des gens qui s'indignent d'un sexisme devenu courant, banalisé, quotidien. On devrait donc tout accepter sans réagir.
 
En découvrant cette histoire, c'est vrai, j'avoue qu'au départ, j'ai pensé à une mauvaise blague, à une vraie maladresse du prof qui ne s'est pas rendu compte. Mon côté trop naïf, sans doute, mais après tout, l'erreur est humaine.
Sauf que j'ai quand même du mal à me dire qu'un professeur d'Histoire du Droit (en plus!!) a simplement voulu faire une blague. Le mec, chauffé par quelques rires et applaudissements dans l'assistance, s'est cru dans un one man show et en a rajouté des tonnes.
Ce monsieur a le droit de penser ce qu'il veut. Soit. (Les connards sont partout). Mais qu'il se souvienne aussi que son rôle d'enseignant lui demande une attitude irréprochable et un droit de réserve sur ses opinions personnelles.

En conclusion :
Si l'enseignant a vraiment voulu faire une blague (ce dont je doute!) alors il a totalement perdu bon sens et mesure... et c'est effrayant.
Si c'était vraiment une blague, alors l'affaire, vite montée en épingle, a pris des proportions démesurées, elles aussi.
 
Mais où sont donc passées les valeurs de respect, de modération, et de décence qui font les gens posés, réfléchis et censés?
J'ai peur, d'un coup, là.
 
 

lundi 23 janvier 2017

Dans la brume (Une photo, quelques mots, #77)


                                                              © Valentine Goby
 
- T'es tombé du lit? Oh, Julien, t'es là?
Les craquements des lames en bois de l'escalier me tirèrent de ma rêverie. Benjamin descendait de la mezzanine, émergeant à peine d'un sommeil réparateur de plus de huit heures, le laissant frais et dispos pour une nouvelle journée de ski intensif. Ce qui était loin d'être mon cas.
- Tu veux un café?
- Non, merci, j'en ai déjà un, répondis-je, accompagnant cette réponse d'un geste de la main qui tenait ma tasse.
 
C'était même mon deuxième café. Il me fallait bien ça. Il n'était que huit heures, et j'étais debout depuis deux heures déjà. Après de vaines tentatives pour trouver le sommeil, n'y tenant plus, j'avais préféré regagner le salon, et observer le lever du jour depuis le balcon de notre location.
Marrant comme le décor matinal collait parfaitement à mon humeur. Se pouvait-il que j'aie l'esprit aussi embrumé que les montagnes environnantes? A mon avis, c'était même pire dans mon cerveau.
 
Quelques heures après le départ de Valentine avec Hervé, c'est comme si elle était encore là. A peine leur voiture avait-elle disparu au coin d'un virage, que Benjamin soupirait. Pas possible qu'elle lui manque déjà à lui, autant qu'elle me manquait à moi. Et pourtant...
Toute la soirée, il n'avait parlé que d'elle. M'avait pressé de questions : comment était-elle, au quotidien? L'avait-on déjà vue en couple avec quelqu'un? Et le must : Hervé ou moi étions-nous déjà sortis avec elle? En avions-nous eu envie?
Cet interrogatoire m'avait agacé. Il suffisait de nous regarder évoluer tous les trois pour comprendre. Comment Benjamin ne pouvait-il pas l'avoir pressenti? Ou alors... préparait-il le terrain avant de se lancer avec Valentine?
J'avais coupé court et prétexté la fatigue de la journée passée sur les pistes noires pour aller me coucher. Dans la salle de bains, son parfum persistait. J'avais fermé les yeux, et inspiré à pleins poumons, persuadé que ça pourrait me calmer. Peine perdue.
 
Une fois couché, dans le lit simple laissé vacant par Hervé (c'aurait été trop bizarre de prendre celui de Valentine), j'avais remonté les évènements du week-end : notre arrivée, joyeuse ; les débuts de Valentine sur des skis,  épiques ; ses éclats de rire à chaque chute, charmants ; ses regards plein de promesses vers Benjamin qui s'empressait de la relever, leurs descentes l'un contre l'autre... et les réactions d'Hervé, nerveuses.
Et moi, comme d'habitude, je m'étais montré discret, effacé. Observant leur petit manège sans jamais y prendre part. A l'écart. Définitivement.
J'avais observé le piège se refermer sur Benjamin. L'effet Valentine avait encore frappé. Une nouvelle proie venait d'être précipitée dans ses filets... Dommage, mon vieux, tu ne sais pas ce qui t'attend. Bienvenue au club.
Ce qui était formidable avec Valentine, c'est qu'elle ne se rendait compte de rien. Elle ne faisait rien pour ça, elle agissait simplement normalement. Il faut croire que son charme suffisait à rendre tout spécimen mâle à proximité complètement fou d'elle.
 
Mais après tout, qu'est-ce que cela fait? J'ai depuis bien longtemps appris à apprivoiser mes sentiments pour Valentine. Nous sommes maintenant amis, presque frère et sœur, c'est simple. Alors pourquoi l'enthousiasme de Benjamin m'est-il tellement insupportable?
Est-il possible d'être jaloux du mec qui drague une fille dont on n'est pas amoureux?
 
 
Vous attendiez le retour de Valentine? Ou le point de vue de Benjamin, sur la belle?
Eh bien non, je vous offre Julien, le plus discret de ce quatuor pas banal.
Tous les autres textes de cet atelier sont à lire chez Leiloona, sur Bric à Book.

dimanche 22 janvier 2017

Sauvez votre dimanche, # 45

Parfois, sauver son dimanche, ça tient à pas grand-chose. C'est pas Laurie qui dira le contraire.
Surtout quand on a un copiethon qui nous attend.
 
Sauvez son dimanche, c'est retrouver un peu de son enfance. Aller piocher au fond de ses étagères un livre jamais oublié, tellement qu'on a gardé son exemplaire vieux de 25 ans.
 
 
Une envie survenue après une séance de cinéma qui m'a laissée vidée, émue aux larmes par l'adaptation du roman par Christian Duguay. Les enfants qui interprètent Maurice et Joseph sont excellents.
 
 
 
Et puis aussi, sauver son dimanche, c'est prendre enfin le temps de parcourir un ouvrage acheté il y a déjà un an au Festival de la BD d'Angoulême, et qui vient de recevoir le prix BD de la FNAC. Me voilà plongée au cœur d'un été "diabolik". Un album vintage, dans lequel j'ai tout aimé!
 

Un dimanche tout en douceur et cocooning, donc! Et vous?
 

lundi 16 janvier 2017

La délivrance (Une photo, quelques mots #76)

Vincent Héquet

Quand j'entre chez lui, je sais qu'il n'a pas menti. Je ressens tout de suite sa présence. A elle. L'autre. Celle qu'il a perdu et pleure encore. La raison pour laquelle il a poussé la porte de notre groupe de soutien. Je m'en souviens encore. Il avait l'air si désemparé... Les premiers temps, il a écouté, observé ; pas facile de se sentir à l'aise au milieu de tous ces gens ravagés par le drame et la douleur. Et puis un jour, il est venu vers moi. C'est à moi qu'il a parlé en premier, avec douceur et timidité. Pourquoi moi? Je me le demande encore. Mais quand j'ai entendu son histoire, j'ai immédiatement voulu comprendre. Je voulais voir, y croire, me dire que c'était possible...
 
 
Je la laisse découvrir les lieux, observer, s'imprégner de l'atmosphère. Elle est conquise, je le sais. S'inscrire à ce groupe de soutien pour personnes en deuil était une riche idée. Je ne pensais pas que ce serait aussi facile. Il avait suffi d'une phrase. "Bonjour. Ma femme est morte mais je ne l'ai pas vraiment perdue : son fantôme hante encore mon appartement". Personne n'avait répondu. Comment ne pas me prendre pour un fou? Et pourtant, en la voyant, j'ai su qu'elle, elle me croyait. La faire venir chez moi a pris à peine un mois. Et maintenant elle est là, tous les sens aux aguets, persuadée qu'elle va entrer en contact avec les morts.
 
 
Elle sait que je suis là, je le sens. Elle ignore encore dans quel piège elle est tombée. Des semaines que j'attends ce moment. Je virevolte autour d'elle, pour qu'elle y croie, qu'elle ne se méfie pas. Sa prochaine victime. Celle qui me remplacera. Quand son cœur s'arrêtera, mon âme s'envolera. Pour me libérer moi, il faut qu'il la tue elle. Je voudrais la toucher, l'effrayer, la faire fuir. Mais je ne le fais pas. Je me libère et elle devient sa prisonnière. Tant pis pour elle.
 
 
Un texte un peu barré, pour cette 76e participation à l'atelier de Leiloona.
Les semaines se suivent et les inspirations ne se ressemblent pas!

dimanche 15 janvier 2017

Sauvez votre dimanche, # 44

Après une semaine surchargée de travail, il me fallait un break.
J'ai donc décidé de sauver tout mon week-end, en commençant par ne pas ouvrir le cartable jusqu'à demain. Laurie, maintenant tu sais pourquoi il neige!
 
Sauver son week-end, c'est déjà démarrer le vendredi, en profitant d'un chouette moment même si on est encore au boulot : petite pause gourmande pour l'anniversaire d'une copine/collègue.
 
 
Sauvez son week-end, c'est bien évidemment, soldes obligent, passer son samedi à faire les boutiques. Et dénicher, entre autres, ces petites merveilles à  moins 60%.

 
 
Sauvez son week-end, c'est enfin profiter de l'Académie culinaire de la truffe et du foie gras (évènement annuel dans ma ville), pour déguster les traditionnels "croustous", de délicieuses bouchées de spécialités à base de truffe et de foie gras, concoctées par les chefs de la région. Sous le soleil, en prime, même s'il ne faisait pas chaud du tout.
 
Macarons au chcolat truffé

Profiteroles à la mousse de foie gras et caramel de balsamique