dimanche 24 janvier 2010

Un marque-page en tissu

Cet après-midi, cela faisait longtemps que je n'avais pas pris le temps de m'occuper un peu les mains plutôt que l'esprit.
Mais pourtant, depuis un moment, il me trottait dans la tête une idée de création de marque-pages. Je voulais quelque chose de simple, de fluide, comme la fine ligne de tissu accrochée au creux de certains livres et que l'on glisse entre les pages, un rappel discret et à peine perceptible de l'arrêt de notre lecture.
J'ai donc farfouillé dans ma boite aux merveilles, et j'en ai retiré simplement ceci. Un ruban long, deux faux boutons décorés (un truc de scrap', il n'y a qu'une face, en fait), et un autre ruban, blanc, cette fois, qui se présente déjà noué, même si à ce stade, je ne savais pas bien ce que j'allais en faire.

Première étape, doublez votre ruban, en laissant une boucle au bout, et collez les deux parties grâce o un autocollant adhésif. Pour cela, j'ai un rouleau d'adhésif très pratique, un peu comme les "souris" qui dévident du correcteur blanc.


Positionnez des deux côtés, juste en dessous de la boucle, les deux boutons. Là, les boutons sont juste collés avec des petites pastilles adhésives transparentes.
Puis, j'ai enfin su ce que j'allais faire de mes rubans blancs. En fait, je n'en ai eu besoin que d'un.
Avec une aiguille, ou la pointe d'un ciseau, faites passer le ruban blanc dans un des trous des boutons. Faites pareil pour l'autre extrémité du tissu, et l'autre trou du bouton. Nouez les deux bouts de rubans et coupez ce qui dépasse si c'est un peu long.



Voilà le résultat. J'ai ajouté une petite décoration, une initiale. Celles et ceux qui me connaissent savent que ce "L" est celui de Léa, ma filleule adorée, petit bout de chou qui vient d'avoir deux mois. J'ai pensé à elle, et ainsi, un petit peu d'elle sera avec moi chaque fois que j'utiliserai ce marque-page.

Dernièrement, j'ai créé un autre marque-pages, un peu sur le même style, pour faire un petit cadeau à quelqu'un, mais je ne peux pas encore le montrer ici, mais bientôt vous comprendrez pourquoi!

George Dandin, Molière

Pour renouveller un peu mes cours de collège, je cherchais une idée de pièce de théâtre qui soit accessible à mes 5e.
Ce fut l'occasion pout moi de relire George Dandin, de Molière. Et ce fut un agréable moment.


George Dandin a épousé Angélique, fille de très bonne famille, pour accéder au statut de noble. Mais, dès la première scène, on le trouve en pleine lamentation. Son mariage ne le satisfait pas : il n'arrive pas à s'intégrer à cette société qui n'est pas la sienne et sa femme semble avoir un sacré caractère!
A peine l'acte I commencé, on assiste déjà à une scène des plus drôles. Sans s'en rendre compte, Lubin, un paysan au service de Clitandre, dévoile à George Dandin que son maître cherche à faire la cour à Angélique. Tout cela sur le ton de la discrétion, en précisant bien que le "mari jaloux" ne doit rien savoir.
A partir de là, George Dandin n'aura de cesse de chercher à prouver que sa femme le trompe. Les obstacles ne manqueront pourtant pas : des beaux-parents odieux et toujours du côté de leur fille, une servante insolente et maligne, et une femme horriblement menteuse et manipulatrice.
Ce n'est vraiment plus à dire, mais Molière est un génie. Toute la pièce est une succession de scènes cocasses, de rebondissements en tous genres, jusqu'au quiproquo final. Un vrai bijou d'écriture, aussi. J'aime ce vocabulaire oublié, ces tournures phrases enlevées, cette musicalité ressentie même si la pièce n'est pas en vers.
L'originalité de cette pièce me plaît aussi : en effet, chez Molière, on a plutôt l'habitude de voir l'amour et le bien triompher, et les malhonnêtes démasqués. Ce n'est pas le cas ici. George Dandin finit seul, sans avoir réussi à rétablir la vérité. La pièce se termine sur un dernier monologue du protagoniste, vaincu, épuisé et désespéré.
On peut alors poser la question du personnage typiquement comique : George Dandin l'est, sans conteste. Simplement, il n'est pas que ça. A l'image du misanthrope Alceste, mais de manière moindre, George Dandin accepte avec fatalité un destin qu'il a lui même choisi et contre lequel il ne peut rien. On est encore bien sûr très loin du tragique, mais il y a quand même une part d'amertume qui fait qu'on pourrait le prendre en pitié.
On sent chez Molière une volonté de complexifier ses personnages et de bousculer les rigides règles du théâtre classique. Son Tartuffe, peu de temps avant, a déchaîné les critiques contre lui, mais quand George Dandin est joué, Molière est déjà à l'abri derrière son statut de dramaturge du Roi. Et alors il prend plus de liberté : les méchants ne sont pas toujours punis (ou alors on se trompe de méchant), il souligne les aspects les plus vils de sa société (un paysan riche qui "s'achète" une femme et un titre, des parents ruinés qui vendent leur fille, une femme qui ne souhaite pas renoncer aux galants bien qu'elle soit mariée).
En définitive, j'ai vraiment envie de faire découvrir cette pièce à mes élèves, quitte à la lire avec eux (parce que malheureusement, la barrière de la langue est de plus en plus difficile à franchir, et que l'écriture de Molière est bien souvent considérée à tort comme trop complexe pour des collégiens), pour son intrigue, son originalité et sa richesse. Je ne l'avais travaillé qu'en extraits avec une classe de 4e faible, mais j'ai envie de retenter une étude intégrale. Je vous dirai ce que ça aura donné!

vendredi 22 janvier 2010

Le tag de la nouvelle année

Nouveau tag, ce soir!

Comme ma copine Stéphie me connait bien, elle m'a demandé de trouver





Hum, pas facile, facile!



Voici donc mon choix :

  1. Je vais tâcher de prendre un nouveau rythme : dîner tôt, coucher tôt, et lever tôt les jours où je ne bosse pas.
  2. Je vais également rééquilibrer mon alimentation : plus de fruits et légumes, moins de chocolat, de sucreries, et de plats gras, faire plus souvent de la vrai cuisine juste pour moi et pas que quand je reçois.
  3. Enfin, je vais me mettre à pratiquer une activité sportive régulière, deux fois par semaine, par exemple.

Voilà!

Vous pouvez retrouver les résolutions de ma copine Stéphie qui m'a envoyé ce tag, , sur Mille et une pages. Celles de Dolly, Capp', Oli, Rafafa, Leiloona et Lolli sont visibles par simple clic sur leur nom.

Etant donné que presque toutes mes copines blogueuses ont été taguées, je tague à mon tour mes copines Dan et Couette.

jeudi 21 janvier 2010

Tarte au citron meringuée

Lors de mon après-midi "atelier macarons" de samedi dernier, chez une copine, non seulement j'ai appris à faire des macarons, mais aussi, comment réussir une meringue archi simple et inratable, et quoi faire des jaunes d'oeufs que l'on utilise pas dans la recette des macarons.
J'ai donc eu l'idée d'allier les deux en réalisant une tarte au citron meringuée. Croyez-moi, si j'ai pu la réussir, alors tout le monde le peut.
Pour cela, porter à ébullition dans une casserole 150g de sucre en poudre, et 4cl d'eau. Laisser frémir sans remuer quelques minutes, jusqu'à ce que le mélange forme une sorte de sirop de sucre.

En même temps, montez en neige deux blancs d'oeufs (réservez les jaunes) et quand le sirop fait des grosses bulles, retirez-le du feu et incorporez-le lentement aux blancs en neige, en laissant tourner le batteur. Si vous faites comme moi, c'est-à-dire que vous n'êtes pas équipée comme une pro, et que votre batteur n'a qu'une vitesse, j'ai testé, ça marche quand même, mais si vous avez un batteur de compèt', alors basse puissance d'abord, le temps d'incorporer le sirop, puis puissance maximale ensuite, pour refroidir le tout.


Puis, dans un récipient qui va au micro ondes, battez légèrement à la fourchette 4 jaunes d'oeufs, dont les deux que vous aviez réservés, ajoutez environ 75g de sucre en poudre (oui, bon, là, j'avoue, j'ai fait au pif), le jus de trois citrons, et une cuillère à soupe de maïzena. Faites chauffer trois minutes au micro-ondes à pleine puissance en mélangeant toutes les minutes. Vous obtenez un lemon-curd épais, acide et sucré en même temps.
Pendant ce temps, vous aurez mis votre pate (ici, une pate brisée achetée) à cuire à blanc dans un plat à tarte recouvert de noyaux de cuisson pendant 15min.
L'astuce du jour : si vous n'avez pas de noyaux de cuisson, comme moi, (je vous l'ai dit, je ne suis pas une pro!), posez au fond de votre plat, sur la pate, le fond d'un moule à gâteaux dont le tour se détache (modèle moule du magasin suédois du même diamètre que le plat à tarte). Cela permet, comme les noyaux de cuisson, de cuire légèrement votre pate sans qu'elle gonfle.


Voilà, notre pate et nos appareils sont prêts; si votre lemon-curd est trop liquide, vous pouvez toujours le laisser refroidir à température ambiante. Normalement, il devrait un peu durcir.
Etalez le lemon curd sur la pâte, recouvrez de meringue, et enfournez à four moyen pendant environ 20-30 min.
Prenez garde à ce que le thermostat ne soit pas trop fort (180° cela suffit), sinon la meringue va noircir très vite.


Voici le résultat, trente minutes après. Même avec une meringue qui a eu un petit coup de chaud, je ne suis pas mécontente du résultat.
Derniere étape : si vous voulez que votre meringue garde un peu de croquant et de brillant, saupoudrez votre tarte encore chaude de sucre roux, en refroidissant, vous aurez obtenu un effet "caramel".


J'estime, vu que la tarte a été dévorée en moins de deux, mercredi après-midi par les collègues, que je peux être fière de cette première tentative de tarte au citron meringuée.
Je remercie Claire (qui, elle, est équipée comme une pro : batteur multivitesses et mêmes sonde de cuisine pour mesurer la température du sirop de sucre et de la meringue ensuite) pour ses précieux conseils.
A vos fourneaux et bonne dégustation!




mardi 19 janvier 2010

Avatar, de James Cameron

Second billet cinéma en peu de temps, je l'avoue, mais vendredi dernier, je me suis enfin décidée à aller voir le fameux Avatar.





L'histoire : nous sommes en 2154, et Jake Sully, le héros, s'est embarqué dans la mission Avatar, sans trop savoir de quoi il retourne. C'est un ancien marine, qui a pris la place de son frère décédé. On le retrouve donc à son réveil, après six ans de cryogénisation, prêt à débarquer sur Pandora. Le gros problème de Pandora, c'est que son air est toxique pour les humains. Les scientifiques qui ont engagé Jake ont donc créé des "avatars", créatures à l'image de celui qui les guide depuis un caisson hermétique.

Dès qu'il entre en contact avec son avatar, Jake est comme fou : en effet, lui qui n'a plus l'usage de ses jambes dans la vraie vie peut enfin remarcher, courir, et retrouver des sensations perdues. Et cette euphorie lui cause des problèmes, car, emporté par son excitation et son caractère d'ancien marine peu patien, il se retrouve alors seul sur Pandora.

Et nous découvrons ce monde inconnu en même temps que lui.
Mais voilà, comme un problème n'arrive jamais seul, Jake est en difficulté face aux effrayantes créatures qui pleuplent Pandora, et c'est grâce à l'intervention de Neytiri, une jeune femme appartenant au peuple Na'vi, qui réside sur Pandora, qu'il s'en sort sain et sauf.

Pour faire court dans ce résumé de l'histoire, les scientifiques, menés par une Sigourney Weaver toujours au top, demandent alors à Jake de lier un contact avec les Na'vi, afin d'avancer leurs recherches. Jake accepte en même temps un autre marché : les américains ne sont là que pour une seule chose, un minerai qu'ils convoitent, et donc Pandora regorge. Jake est donc chargé de récolter un maximum d'informations et de les transmettre à un colonel et au responsable du projet Avatar.
Mais Jake se prend au jeu, il découvre le peuple de Neytiri, ses habitudes de vie, une vie en accord parfait avec la nature. Pressés, les deux méchants du film décident d'attaquer Pandora. Jake et les autres scientifiques s'allient aux Na'vi pour les combattre et préserver Pandora.
S'ensuit une longue et ennuyeuse partie de guerre... - pendant laquelle je me suis légèrement assoupie...oui, je le dis et j'assume!- heureusement sauvée par les paysages et l'histoire d'amour entre Jake et la jeune Na'vi.


Mon avis : la photographie ci-dessus vous montre le seul aspect de ce film que j'ai vraiment apprécié. La qualité des images, surtout celles de nuit, qui créent le monde de Pandora. C'est une merveille pour les yeux, les torrents s'illuminent, la terre aussi, sous les pieds des personnages quand ils marchent... Un monde de féérie pure. Un paradis revisité, car peuplé de dangers pour ceux qui n'en connaissent pas le fonctionnement.
Malheureusement, lorsqu'on quitte le monde nocturne, tout ça n'a plus rien de magique. J'ai trouvé que ce monde imaginaire manquait d'originalité et de rêve. Certes, il y a de jolies idées, comme l'Arbre des âmes, ou l'Arbre-Maison, véritable village en plein ciel pour les Na'vi, mais je suis sûre que celles et ceux qui connaissent et ont apprécié les trilogies de Bottero, en particulier celle du Pacte des Marchombres, auront bien fait le rapprochement avec la fameuse forêt-maison du peuple des Petits. Et finalement, c'est un peu ça que je regrette dans ce film : un monde imaginaire pas assez original ou assez fouillé pour qu'on soit totalement emporté. Je ne connais pas trop l'univers de la science-fiction ou de la fantasy, mais je pense tout de même qu'on peut retrouver quelque chose de similaire dans ce genre d'oeuvres.


Ensuite, mais ça, c'est un avis purement personnel et qui a fait mourir de rire la personne avec qui j'ai été voir ce film, je n'ai trouvé aucun charme à ces avatars ou aux représentants du peuple Na'vi. Le but n'était certainement pas de les faire "beaux", mais là encore, où est la création? Un corps d'humain auquel on a rojouté deux grandes oreilles et une queue... Quelle innovation. Quant à Neyriti (et ses compatriotes), avec leurs feulements de chat et leur nez écrasé, ils tiennent plus de l'animal que de l'hybride.
Et je ne vous parle pas de toutes les bestioles repoussantes que l'on croise tout au long du film, que j'ai trouvées repoussantes au possible.
Je rajouterai à cela que ce film s'inscrit dans la lignée des grosses productions à l'américaine (scénario typique du "on débarque, on casse tout avec nos grosses machines à grands coups d'explosions), en revisitant le clivage des "sauvages" contre les "civilisés". Car le peuple Na'vi est vraiment le stéréotype même du peuple primitif avec armes et flèches et croyance en une force protectrice de la nature. Heureusement, la morale de ce film le sauve.
J'aime bien l'expression de "fable écologique" utilisée par les médias pour qualifier ce film.
Enfin, je terminerai par une anecdote qui ne manquera pas de vous faire sourire, j'en suis persuadée : la première apparition du méchant colonel a été un choc pour moi, car je lui ai trouvé des airs de Franck Dubosc vieillissant et bedonnant, et j'avoue que cela m'a perturbée tout au long du film!!!!
En définitive, je ne regrette pas d'être allée voir ce film, mais j'aurais aimé qu'il m'emporte vraiment plus loin, et ça n'a pas été le cas.
J'espère aussi simplement que cette folie pour la 3D ne va pas devenir une mode, car je ne suis pas spécialement fan des grosses lunettes de mouche, et que l'on peut se demander parfois si elles sont bien utiles au film.
Maintenant, je vous invite à faire comme moi, à aller lire l'avis de ma copine Gio, qui a été le voir ce week-end aussi, pour savoir ce qu'elle en a pensé. C'est ici, sur Notes de chevet.

lundi 18 janvier 2010

La Ronde de nuit, Patrick Modiano

"Je pèse quatre-vingt dix huit kilos à jeun. Des yeux de velours. Un garçon qui "promettait". Mais qui promettait quoi? Toutes les fées se sont penchées sur mon berceau. Elles avaient bu sans doute."
"[...] je supporte très bien la laideur morale. D'un naturel méfiant, j'ai l'habitude de considérer les gens et les choses par leur mauvais côté pour n'être pas pris au dépourvu."
"Je ne savais plus qui j'étais. Mon lieutenant, JE N'EXISTE PAS. Je n'ai jamais eu de carte d'identité."
"Je mériterais enfin ce qualificatif de "donneuse" qui me causait un pincement au coeur, un vertige chaque fois que je l'entendais prononcer. DONNEUSE."




Modiano est un auteur que j'avais envie de découvrir depuis un moment. Je vous présente donc son second roman, La Ronde de nuit.
L'histoire : le narrateur, dont on ne saura l'identité que tardivement, est un jeune escroc, qui vit grâce à une pension de la marine, alors qu'il ne s'est jamais engagé. Lorsque deux hommes de la Gestapo française lui proposent de travailler pour eux, il n'hésite pas. Piller, voler, mentir... de l'argent facile, tout ça. Et puis, il faut bien survivre. Mais quand on lui demande d'intégrer un réseau de résistance, tout se complique. Les résistants lui demandent d'infiltrer le groupe de collabos pour lequel il travaille déjà. Notre héros devient alors un agent double. Comment gérer cette double identité? Peu à peu, la pression se fait trop forte pour le narrateur, il perd pied, et ne sait plus du tout qui il est.
Mon avis : j'ai beaucoup aimé ce livre. J'avoue que ce n'était pas gagné d'avance, car, aux premières pages, je n'ai pas réussi à rentrer dans l'histoire. En fait, le récit fonctionne à l'envers. Dès le départ, le lecteur est parachuté dans un univers glauque, flou, entouré de personnages qui ne sont qu'une liste de noms. Pas de descriptions, pas de détails permettant de comprendre la situation.
Mais l'écriture fluide et simple m'a persuadée d'avancer. Et je n'ai pas regretté. Le récit alterne entre les moments passés par le narrateur parmi les collabos et ceux passés dans le réseau. Au départ, il se fond à merveille dans les deux décors, brode, invente, autour de ce qu'on lui demande. Puis, il découvre, en même temps que le lecteur, les autres personnages. Et en se liant avec eux, il réalise qu'il ne sortira pas indemne de cet engrenage. Il lui faudra faire un choix. L'argent facile, le luxe et les privilèges, ou la loyauté, la lutte secrète, les idéaux ancrés au fond de lui?
Peu à peu, le narrateur perd son identité. Le récit laisse place à des réflexions personnelles, il ne se reconnaît plus, ne sait plus qui il est, ni comment il en est arrivé là. On comprend qu'il délire, même, en s'inventant des compagnons solitaires qu'il doit protéger. La révélation que ce ne sont que des produits de son imagination correspond au moment où le narrateur réalise qu'il est perdu. Traqué par la Gestapo, il abandonne et laisse les autres décider de son sort.
La quatrième de couverture explique que l'impossibilité de faire un choix "le conduit au martyre, seule échappatoire possible". Je ne suis pas vraiment d'accord avec cette explication. Je pense plutôt qu'il a choisi. Il a choisi de ne pas faire de choix, et d'accepter le fait qu'il ne décidera plus jamais de rien. Il accepte sa faiblesse. On pourrait le trouver lâche. Moi pas.
Ce personnage, tiraillé entre deux modes de vie, entre deux idéologies, m'a touchée. Pour tout dire, j'ai fait de nombreux parallèles entre ce narrateur et le protagoniste de L'Etranger, de Camus. Notre héros est un second Meursault. Différent et décrié. Il assume et justifie ses mauvaises actions. Il pense à assurer le confort matériel de sa mère, à l'abri à Lausanne. Il regrette d'être un si mauvais fils. Il aimerait être conforme à ce que les autres attendent de lui. Et c'est aussi ce qui me fait dire que cet abandon, à la fin, n'en est pas tout à fait un. Cela ressemble à un décision, plutôt qu'à une soumission à son destin.
En outre, j'ai apprécié aussi de visiter les quartiers chic de Paris au gré des déambulations du narrateur. J'ai aimé pouvoir situer le repère des résistants et l'hôtel particulier squatté par les deux dirigeants de la Gestapo.
Il me semble aussi important de savoir que ces deux dirigeants, Monsieur Philibert et Le Khédive (comme l'appelle le héros en référence à la marque de cigarette qu'il fume), sont directement inspirés de deux dirigeants nazis qui ont existé. Modiano écrit sur une époque qu'il n'a pas connu, mais il le fait avec conviction et réalisme.
En définitive, c'est un livre qui vaut la peine que l'on s'accroche, malgré un début ardu.

vendredi 15 janvier 2010

Tasses, mugs et compagnie

Alors, puisque je suis une fan de thé, il faut bien que j'ai de quoi le déguster!

Je vous présente donc ma collection de tasses, mugs et tout autre objet qui sert autant à la décoration qu'à la dégustation. C'est ma copine Capp', qui m'a donné l'idée de ce billet. Elle présente certaines de ses collections sur Thé vert et cappuccino : allez voir!




Tout d'abord, voici l'étagère où sont alignées mes merveilles. Il y a également beaucoup de verres, à pieds, à bière ou ordinaires, vestiges du temps où tous mes grands parents (des deux côtés, après on se demande de qui je tiens...) tenaient un bar, et même un chai. L'histoire familiale tourne autour du vin, ou de la limonade, que le frère de mon grand-père fabriquait lui-même. Nous avions même des bouteilles en verre avec notre nom marqué dessus. C'est une époque que je n'ai presque pas connue, mais mes souvenirs de gamine me rappellent encore l'odeur âcre et tenace du vin vieillissant dans les fûts, qui me prenait à la gorge chaque fois que je rentrais dans ce qui fut un jour le chai.
Sur cette étagère, donc, la seconde rangée de tasses, celles que j'utilise le moins, les plus anciennes et les plus banales. Il y a de la couleur, et ça, ça me ressemble.



Ensuite, et pour que ma copine Capp', qui a su faire germer en moi l'idée d'un tel billet, puisse se moquer, voici mes trois tasses favorites. Vous y reconnaissez le petit ourson jovial et gourmand de chez Disney, et effectivement, j'avoue... je suis une fan de Winnie! Ces grandes tasses rondes et grandes sont parfaites pour mes après-midis thé-copies...


Mais comme je ne suis pas sectaire, voici une autre trouvaille rapportée après un périple au Parc Astérix : un mug à l'effigie de Falbala, plus fin et de moindre contenance, qui me sert généralement à savourer le cappuccino d'après repas.


Voici maintenant les deux nouveautés de cette collection. Celle de gauche, marron et beige me plait par sa sobriété, et donne envie d'un bon chocolat chaud bien crémeux. Elle m'a été offerte au réveillon du 31, car c'est un des cadeaux achetés par une des invitées que j'ai remporté. La seconde me tient aussi particulièrement à coeur. Elle faisait partie du joli colis de ma copine Dan, à l'occasion du swap de Noël, et elle est originale, car on peut y lire la recette du vin chaud. (toujours pas testée, d'ailleurs!)


Ensuite, encore un cadeau, décidément... Cet ensemble de tasses pourrait, quand on me connait bien, ne pas du tout me correspondre. Eh bien, non, en fait. J'ai été séduite par le mélange des lignes courbes et droites, par la sobriété et la finesse de l'ensemble. Parfait pour un café et une petite gourmandise posée sur le socle.



Ici, un service que j'utilise quand j'ai de la visite, mais en fait, pas très souvent, puisque j'ai plus de connaissances qui boivent du thé que du café. C'est un cadeau de ma meilleure amie, il y a quelques années, déjà. C'était même devenu un jeu, non pas avec elle seulement, mais avec un groupe de copines de Fac, car, dès que l'une de nous emménageait dans un nouveau chez elle, le cadeau était systématiquement un service de tasses, histoire de pouvoir venir le boire souvent.


Celui-ci, par ses couleurs, ses formes et ses motifs (on ne voit pas bien, là, mais ce sont des jeunes femmes très lookées sur chaque tasse ou soucoupe) me va carrément comme un gant. Il est plien de pep's, de gaieté, et il trône fièrement sur ma table de salon. Offert par une amie de ma maman qui me connaît depuis toute petite, on peut dire qu'elle ne s'est pas trompée.


Et enfin, pour terminer, un service que je n'ai pas encore utilisé, mais qui est important pour moi aussi, car il m'a été offert par une de mes classes de seconde de l'an dernier. Amusés par mon thermos plein qui ne me quittait jamais, ils ont voulu marquer le coup. Et c'est un joli clin d'oeil qui m'a beaucoup touchée.
Voilà, j'espère que vous avez apprécié cette petite visite guidée de mon univers à travers cette collection. J'aimerais qu'elle vous donne envie de venir vous servir sur les étagères, de vous laisser choisir celle qui sera la votre, pour une dégustation et une conversation autour d'un thé...