jeudi 24 décembre 2009

Le Roman de George et de Martha, Mary Higgins Clark


Aujourd'hui, je reviens à la lecture, sur ce blog.
Certains le savent peut-être déjà (ou pas), j'ai pratiquement lu tous les romans de Mary Higgins Clark. J'ai commencé ado, avec une copine (on achetait un livre sur deux et on se les échangeait), et puis, petit à petit, j'ai aimé retrouver ponctuellement (elle sort un roman par an, c'est facile) cet auteur, même si les enquêtes ne se valent pas toutes. Il y a des intrigues très bien ficelées, originales, notamment Recherche jeune fille aimant danser, que je conseille (l'histoire de deux copines qui passent des annonces pour faire des rencontres, l'une disparait et l'autre mène l'enquête), et d'autres beaucoup moins subtiles et répétitives.

Mais, avec Le Roman de George et de Martha, j'ai découvert totalement autre chose. Il s'agit de son tout premier roman, avant qu'elle ne se lance dans le roman à suspense. C'est une passionnée d'histoire, ce que je ne savais pas. Elle retrace ici l'enfance et l'ascension de George Washington, le premier président américain. Elle précise même dans une préface que toutes les informations historiques évoquées ont été vérifiées par des historiens.

Le roman commence par un chapitre où Washington assiste à la cérémonie d'investiture de son successeur. On le sent fébrile, perdu dans ses pensées, faisant une sorte de bilan. Le second chapitre s'ouvre sur l'enfance de Washington, on découvre sa mère, personnage froid et distant avec qui il a toujours eu du mal à s'exprimer. Elle joue un rôle très important dans sa vie, car la rigueur du général et du maître de plantation qu'il est devenu reflète ce qu'il n'a jamais trouvé auprès de sa mère.
Adolescent, il quitte le domaine familial pour vivre chez son demi-frère, et c'est une libération pour lui. Il apprend le métier de géomètre, et se lie d'amitié avec les Fairfax, un jeune couple du coin. Toute sa vie, il regrettera que Sally, l'épouse de son ami, ne soit pas libre, et même après quarante années d'un mariage heureux, le personnage de Sally trouble ses pensées.
Et puis arrive Martha, dite Patsy, elle aussi mariée, mère de deux enfants. Washington l'épouse quand son mari décède, et se retrouve à la tête d'une famille recomposée où il a bien du mal à faire entendre son point de vue.

Dans ce roman, on découvre les coulisses de la guerre d'Indépendance, et pour moi qui ne suis pas experte en Histoire, j'ai apprécié que les remarques et les passages purement historiques ne prennent pas toute la place dans ce roman. J'ai aimé découvrir l'atmosphère des années 1745-1797, particulièrement en ce qui concerne la vie d'un grand domaine comme la résidence des Washington, une plantation qui ne tient et ne survit en ces temps troublés et en l'absence du maître des lieux, que par les esclaves et grâce à Patsy, qui va tout gérer d'une main de maître.

Et finalement, voilà ce qu'on retient de ce roman. Un personnage fort, celui de Patsy Washington, qui gère le domaine mais n'hésite pas à rejoindre son général de mari au coeur des tranchées quand celui-ci lui en fait la demande. Une femme indépendance, forte et en même temps totalemen dévouée à son époux et ses enfants.

Quant à la plume de l'auteur, ce roman m'a fait sourire, car en connaissant autant son oeuvre, on ne peut s'empécher de débusquer les éventuelles similitudes dans la manière de décrire les lieux, les personnages, d'évoquer les sentiments de ses personnages avec ses romans plus récents. Et je crois qu'on peut dire qu'elle n'a pratiquement pas changé de style d'écriture entre ce premier roman et les derniers! C'est assez étonnant tout de même, et cela peut être parfois lassant.

Mais au final, une lecture plaisante, et pour moi, instructive!

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