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mercredi 20 juillet 2016

Coupe d'Europe des livres : bilan

L'Euro, c'est fini, et après avoir digéré la défaite (parce que, oui, je l'ai regardée, cette finale de toutes les occasions manquées...), il est temps de dresser un bilan de mes lectures du mois. 



Souvenez-vous, il y a quelques temps, Plume de Cajou lançait le principe de la Coupe d'Europe des Livres, pour faire barrage à l'Euro. 
J'avais donc sélectionné quinze œuvres, onze comme le nombre de joueurs d'une même équipe et quatre remplaçants, à lire absolument durant ce mois de foot. 

Alors, alors, combien sont déjà passés entre mes mains? 

Suspense... 

Roulements de tambour... 

Sept! 
Sept livres sur quinze, soit presque la moitié des ouvrages sélectionnés. 

Quand on connait mon rythme de lecture, ça promettait d'être moins que ça. 
Comme quoi, on peut regarder les matches de l'Equipe de France et se réserver les autres soirées pour lire tranquille! 

Les grands vainqueurs sont : 
  • (Presque) jeune, (presque) jolie, (de nouveau) célibataire, de Stéphanie Pélerin
  • Un foyer, de Julie Lamiré
  • Chercher Proust, de Michaël Uras
  • Papier du sang, de Frédérique Martin
  • Alvin, de Dilliès et Hautière (les deux tomes) 
  • Les beaux étés, Zidrou et Jordi Lafebre

Plutôt satisfaite de ce bilan et de tous ces beaux moments de lecture, donc, mais beaucoup moins de l'absence d'articles ici en ce mois de Juillet... ahem... 
Les billets arrivent très vite, promis. 

dimanche 31 janvier 2016

Sauvez votre dimanche # 28

Ce week-end, c'est plutôt le samedi que j'ai sauvé. 
On s'en fout, elle a dit, Laurie. 
Ok. 

Récit de ma journée au festival de la BD à Angoulême.


 


Samedi 8h30 : départ pour une journée marathon. Fait beau, pas trop froid, j'ai sorti la jupette. Ouais. 




12h45 : Après 2h30 de voyage (dont une heure d'escale pendant laquelle j'ai corrigé deux malheureuses copies mais mangé tout le Toblerone), je foule le sol d'Angoulême, que je connais un peu mais pas assez pour ne pas avoir besoin d'un guide. 
Problème : il pleut des cordes. On a un parapluie pour 4. 






13h : petit bracelet orange au poignet, on tente l'expo de l'Hôtel de ville. Un monde fou. Pas grave, on reviendra. On va manger d'abord. Ya des priorités dans la vie de mes copines.
Angoulême, c'est aussi ça : on peut dessiner sur les tables en attendant d'être servi. 



Les meilleurs dessins sont ensuite accrochés au plafond. 


Le mien n'y est pas. Normal, le serveur l'a ratatiné comme une vulgaire feuille de brouillon en nous changeant de table. J'ai pas pleuré, mais quand même... 

 

        Boca Nueva - Tome 1 - Soufre
     
14h15 : rendez-vous à la librairie Le Comptoir des images, où deux jeunes talents, Sylvain Almeida et Youness Benchaieb, dédicacent leur première publication, Boca Nueva. 


 






Aux murs sont accrochées des estampes issues d'un autre album, totalement différent. C'est coloré, original, ça me plait. Premier coup de cœur et premier achat. 











15h10 : nous arrivons au Pavillon des Jeunes Talents, pour une conférence sur la bande dessinée numérique. 


Mirion Malle, blogueuse du Commando Culotte et dessinatrice, parle de son travail et de l'évolution de son blog vers un féminisme raisonné, et surtout de sa première publication papier. Je ne connais pas la demoiselle, et je vais me renseigner sur son travail. 
JL Mast, story teller (?) pour Marvel, travaille à la diffusion de comics sur les plateformes numériques. C'est un secteur en pleine expansion. Son travail est très lié à celui des réalisateurs de séries télé autour des héros Marvel, car ses scénarii résolvent parfois par écrit des intrigues laissées de côté par la série. Il bénéficie d'une grande liberté puisque souvent, le storyboard se contente de deux ou trois lignes pour décrire une action à partir de laquelle il devra créer dix planches. 
Pour ce secteur encore méconnu, il faut un gros effort marketting. Sa société profite donc des retombées médiatiques de la diffusion de films Marvel pour lancer une série de six ou sept comics téléchargeables, en lien avec le film.

16h : la pluie s'abat toujours sur la ville. On se fait les cuisses pour remonter jusqu'au centre-ville et on se marre au passage des messages laissés un peu partout par Les Mutants (on n'aura pas le temps d'aller tout voir) qui me font furieusement penser aux vannes qu'on se balançait au collège. 



On cherche à se faufiler dans Le Monde des Bulles, pour être au chaud. 
Problème : ya une file d'attente monstrueuse. Et on n'a toujours qu'un parapluie. 
Finalement, on part en acheter un pour ne pas risquer la syncope. 

16h et des brouettes : je croise Noukette et Framboise, toutes pimpantes et réchauffées, sortant de là où j'espère entrer. On se bise vite fait. Suis trempée, faut dire, ça donne pas envie. Framboise en profite pour me dire que le dessinateur de mon album coup de coeur est justement en train de dédicacer. Faut pas trainer. Rendez-vous est pris pour boire un coup. Je l'ai dit, ya des priorités dans la vie de mes copines. 

16h40 : j'attends ma dédicace. Je trépigne encore plus en voyant, juste à côté, Jordi Lafebre qui dédicace Les Beaux étés. Zidrou n'est pas là, mais son acolyte vaut le détour (n'est-ce pas, ma Framboise!). Mais je couine de frustration : le temps d'attendre ma dédicace, le beau gosse Lafebre est parti... 



La dédicace d'Alex Clerisse sur L'Eté diabolik : 



17h10 : dégoulinante de pluie, le cheveu collé au front, le manteau trempé, je rejoins Noukette et Framboise, accompagnées de Mo (du Bar à BD) et de Julia. Il y a même un spécimen masculin dont j'ai totalement oublié le nom... pardon... Faut dire qu'au milieu de toutes ces nanas... 
Et ça picole papote...  et ça prend des photos indécentes.
Noukette me rappelle que mardi, ben... c'est mardi, quoi. Raaaaah, j'ai pas écrit de billet encore!
C'est un chouette moment. Merci les filles! 

18h45 : on fait un dernier tour dans une petite galerie que personne ne connait. Musique forte, gens bizarres, relents de transpiration et de bière... le tour est vite fait.  

19h : on loupe la navette qui descend à la gare! Ah ben oui, une blonde sur quatre, ça suffit pour faire une boulette! Pas grave, on descend à pied. Ouais, on a un parapluie! 

19h15 : scène de débandade à la gare. Des trains ont trois heures de retard, d'autres deux. Le notre en aura une seule. Maigre consolation. 
Probablement qu'il y aura un billet sur cette partie-là du festival, parce que la SNCF remporte la palme de la bitch du week-end. Mais c'est une autre affaire! 

C'était ma virée au Festival de la BD, et c'était super!! 

jeudi 3 janvier 2013

Abélard, tomes 1 et 2, d’Hautière et Dillies

J'en vois déjà sourire... Passer d'une lecture coquine à une BD comme Abélard, ça fait un choc! 
Ben oui, mais c'est ça aussi mon blog, et je n'ai déjà que trop tardé à vous présenter ces ouvrages, offerts cet été par Noukette, lors d'un swap.

L'histoire : Abélard vit dans un marais qu'il n'a jamais quitté. Mais le jour où il rencontre Epilie, une jeune femme dont il tombe amoureux, il est prêt à tout. Prêt à quitter son marais, à voyager, à tout faire pour décrocher la lune, lui offrir un bouquet d'étoiles et la séduire. Abélard part alors pour un périple qui doit le mener en Amérique, là où on a inventé une machine volante. En route, il fait l'apprentissage de ce monde inconnu, un monde fait de rencontres, mais parfois cruel et impitoyable. 









Mon avis : une grande claque en pleine face, voilà l'effet d'Abélard sur moi. Pas moins. 
J'ai d'abord totalement craqué sur ce petit poussin choupi, pour ses questions étonnantes et désarmantes de naïveté, et pour sa soif de rêve et de découverte. 
J'ai été ensuite séduite par la poésie qui se dégage de cette BD. Abélard a un chapeau magique dans lequel il pioche tous les jours un petit papier, sur lequel est inscrite une phrase, qui va influencer sa conduite.
Je me suis laissée entraîner par Abélard dans son voyage initiatique, j'ai éclaté de rire en lisant la question finale du premier tome, j'ai soupiré avec lui qui se languissait d'Epilie, j'ai souffert avec lui à chaque coup (dans les deux sens du terme) porté à son innocence et à sa fragilité.
Et j'ai pleuré comme jamais en refermant le deuxième tome...

Honnêtement, en BD, je n'y connais rien, mais vraiment rien de rien. Mais des découvertes comme celle-là, je veux bien en faire tous les jours. 
J'ai été littéralement charmée par le dessin, (plus sombre dans le second tome), simple mais envoûtant, qui accentue la poésie de l'ouvrage. On est tout de suite attiré par les choix de l'illustrateur, l'alternance de petites images (mon vocabulaire d'inculte ne rend pas du tout hommage au dessinateur!) ou de planches plus  larges, prenant parfois toute la page, qui mettent l'accent sur des plans inattendus de l'histoire.
En plus de ce concept fort de "fable" animalière, Abélard a d'autres atouts : des personnages secondaires à la hauteur du protagoniste. Gaston, par exemple, est attendrissant malgré son côté bourru et blasé. La relation qu'Abélard et lui entretiennent est vraiment spéciale et inattendue, tellement les deux personages s'opposent. 

J'ai en plus eu la chance dé découvrir cette BD dans un magnifique coffret avec un petit bonus (une carte postale d'Abélard envoyée à ses amis du marais), que je n'ai pas pu me résoudre à glisser dans ma bibliothèque, tout serré entre deux livres. Il trône fièrement sur une autre étagère, exposé comme le petit bijou qu'il est. 

Merci encore à Noukette pour être à l'origine de ce vrai coup de coeur!  Et si vous ne connaissez pas Abélard, lisez-le vite!

mercredi 7 juillet 2010

Léonard, de Groot et Turk

Pour une fois, je vous propose une lecture BD sympa, que je connais depuis vraiment très longtemps, et dont j'ai redécouvert les premiers tomes lors de mon expédition de trois jours à Blois et alentours. 

Il s'agit de la série des Léonard, créée par Groot et Turk.



L'histoire : Voici le premier tome, qui présente le personnage de Léonard, inspiré évidemment du célèbre Léonard de Vinci. On découvre un personnage plutôt excentrique, sûr de lui et orgueilleux au possible. Fort de quelques inventions (la première étant la "Léonavision"...), Léonard se proclame génie et l'écrit devant sa maison. 

Mon avis : il y a déjà bien des années (je devais avoir douze ans), j'ai découvert cette bande-dessinée grâce au tome 3 et au tome 11 (respectivement intitulés Léonard, c'est un quoi, déjà? et Léonard, génie du bal), que quelqu'un avaient offert à ma sœur et moi-même. Nous avions beaucoup ri des expériences ratées de Léonard et des maladresses de son disciple, Basile. Oui, Léonard a un disciple, qui arrive dès le premier tome (et qui reste jusqu'au quarantième, le pauvre!), sur lequel il teste toutes ses inventions, l'envoyant très souvent à l'hôpital pour des séjours indéterminés. Le pauvre Basile finit par avoir sa chambre personnelle! 
J'aime beaucoup cette bande-dessinée, car je trouve tout d'abord que l'idée de s'inspirer d'un personnage aussi célèbre et de le tourner en ridicule assez culottée (rappelons que cette BD a plus de quarante ans déjà), et je ris beaucoup des jeux de mots et des références modernes insérées au fil des pages. Pauvre Léonard, il a tout à inventer! Quand il invente ce qui ressemble beaucoup à un tracteur et part en vadrouille avec, il se heurte à un inconvénient majeur : il n'a pas inventé la station-essence... 
Je trouve aussi le dessin assez réussi, c'est certes basique, mais fin, et cette simplicité va bien au ton de la BD. Les personnages sont tout en rondeur, et j'apprécie. Le peu que je connais en BD ne m'a jamais convaincue, car je trouve souvent les traits des personnages assez durs et le coup de crayon un peu fort. 



Pour la petite histoire, cette BD est née dans les années 70 et été publiée dans la revue Achille Talon. Après l'arrêt de cette revue, le premier tome est paru en 1977.
En bref, cette BD m'a autant séduite qu'à l'âge de douze ans et replonger dedans pour la lecture des deux premiers tomes m'a fait passer un agréable moment de détente. 



Les trois autres tomes déjà lus : 











Il ne me reste plus il ne me reste plus maintenant qu'à vous souhaiter une bonne journée à la manière de léonard :