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samedi 8 novembre 2014

Exposition Sade, attaquer le soleil

Le Musée d'Orsay présente en ce moment une exposition sur l’œuvre du Marquis de Sade, et son influence sur ses contemporains, ainsi que sur le monde de l'art en général.





Avec une vidéo de promotion qui a marqué les esprits, et une collection vertigineuse d’œuvres d'art présentées, cette exposition devient quasi incontournable.  









L'exposition commence par quelques extraits vidéos de films tirés des œuvres de Sade : un avant goût très explicite de ce qui attend le visiteur. 

Quelques panneaux présentent une biographie de Sade, où l'on apprend comment il a été mêlé à plusieurs "affaires" concernant des jeunes femmes, dans plusieurs villes, comment il a été jugé, et où l'on constate que l'homme a passé une grande partie de sa vie enfermé. 

Ensuite, plusieurs regroupements sont opérés, au gré d'une citation de Sade, illustrée par des œuvres de ses contemporains essentiellement, mais également plusieurs œuvres antiques ou postérieures. 
Le but n'est visiblement pas uniquement de montrer comment le divin marquis a bouleversé l'art en général mais également de prouver que ce qui inspire Sade est présent dans l'art depuis des siècles et des siècles. 

Sont évoqués tour à tour la cruauté, l'athéisme de Sade, le lien établi entre souffrance et désir, et peu à peu, plus le visiteur contemple d’œuvres, plus il a le sentiment que la représentation du corps est bouleversé, la nudité s'érotise, il y a clairement un avant et un après Sade.
Côté artistique, tout y passe : scène de viol, de torture, de martyr, scènes érotiques, scènes de guerre... C'est sûr ce point-là que j'ai du mal à suivre le lien qui a été fait entre l’œuvre de Sade, et ce genre de tableaux.

Il faut à mon avis attendre le XXe siècle et notamment les surréalistes pour comprendre comment Sade a révolutionné les pensées, et comment les surréalistes se sont littéralement approprié le personnage et son travail. A travers des tableaux de Ernst, Picasso, Dali, des photos de Man Ray, des illustrations de Valentine Hugo, on comprend comment les surréalistes ont pris appui sur Sade pour mener à bien leur projet de liberté absolue. 
Ajoutez à cela les dessins de Masson qui ont servi à illustrer les œuvres de Sade, et vous avez un panorama assez complet de la violence qui se dégage de cette collection. 

La femme est évidemment au cœur de l'exposition, par diverses représentations alliant sensualité, érotisme, et férocité. J'ai été particulièrement surprise de trouver une copie d'une lettre manuscrite de la femme de Sade, adressée au marquis... Je ne savais pas qu'il était marié, et je me surprends à me demander qu'elle a été réellement la vie de cette femme dont le mari avait un penchant sans limite pour le sexe.

On peut toutefois regretter que l'accent n'est pas été davantage mis sur l’œuvre de Sade en elle-même, car, mis à part les citations (plutôt courtes) affichées et les éditions anciennes de ses ouvrages présentés sous vitrines, on peut considérer que les écrits de Sade n'ont pas été assez exploités. 

Il s'agit donc davantage d'une très belle rétrospective d'histoire de l'art, parfaitement orchestrée, qu'une exposition consacrée à Sade.

samedi 30 mars 2013

Candide, d'après Voltaire, compagnie Zéfiro Théâtre


 
 
Candide : Vous avez raison mon cher Martin ! Tout n’est qu’illusion et calamité ! Mais à quelle fin ce monde a-t-il été formé?

Martin : Pour nous faire enrager.



CandidenovWEB 
Jeudi dernier, les classes de 2nde du lycée ont assisté à une représentation théâtrale adaptée du conte philosophique de Voltaire. 

 







Mon avis : Je ne vais pas y aller par quatre chemins. Cette pièce a fait beaucoup de déçus, parmi les élèves, et parmi les profs. 

Le metteur en scène Rafael Biancotto choisit d'entrer dans le conte par le biais d'un récit enfantin, en faisant intervenir Candide lui-même, présentant le "il y avait en Westphalie" avec un air niais de gosse de trois ans. A l'évidence, c'est un choix audacieux, mais qui peut avoir son intérêt, si l'imaginaire et la fantaisie des univers créés par Voltaire sont mis en avant. 
Mais à peine le premier chapitre se termine-t-il que l'on change totalement de registre, lorsque que Cunégonde raconte l'épisode de l'expérience de "physique expérimentale" menée par Pangloss sur Paquette. L'ironie voltairienne est mise à mal, le côté cru et vulgaire de la scène étant nettement préférée par le metteur en scène. Pour moi, le mélange ne passe pas. 
Ensuite, le reste de la pièce passe lentement, chapitre par chapitre, dans un décor épuré. Un cercle au sol détermine l'espace scénique, celui des lieux visités par les personnages, tandis que les voyages, traversées en bateau et morts des personnage se font en dehors du cercle. Un écran en fond de scène amène une touche de modernité (le sang versé lors de la guerre contre les Bulgares coule à l'écran, par exemple), mais tout cela n'apporte au final par grand-chose de plus.
Les chapitres défilent, ne nous épargnant aucun passage. Le jeu des acteurs est gonflé à bloc, tout en exagération, et de mon point de vue, vraiment mal joué. Cunégonde est exaspérante, en sainte-nitouche idiote. 

Quand le spectacle doit durer 1h30 et que vous entendez des soupirs et de bavardages à côté de vous au bout de 45 minutes, vous savez que la fin de séance sera sportive... 

La performance de cette mise en scène vient sans conteste des musiciens (clarinette, tuba, clavier et tambour), présents dans un coin du plateau, qui viennent rythmer, bruiter chaque scène à la perfection, s'accordant avec brio sur le jeu des acteurs. De douces mélodies, des bruitages drôles et loufoques, voilà ce qui dynamise l'ensemble de la pièce! 

Scolairement parlant, en revanche, on ne peut pas reprocher grand-chose à cette adaptation. Les passages emblématiques sont respectés à la lettre, le jeu avec les masques rappelant la Commedia Dell'Arte est en accord avec le principe des personnages "types" créés par Voltaire (même si, ici, cela gêne un peu la prononciation et la portée de la voix des acteurs), et l'histoire est respectée.


Les principales réactions des élèves sont allées dans le sens d'une mise en scène enfantine et exagérée. Au final, certains ont suggéré que ceux qui avaient apprécié cette pièce sont peut-être ceux qui n'avaient pas lu le conte.

lundi 25 mars 2013

Salon du Livre 2013

Le Salon du livre ou comment être aussi pressée que les 1ere de déguerpir de ma salle de classe vendredi à midi. 

Ayant gagné deux entrées pour le Salon sur le blog de Sara, j'ai sauté illico dans le train pour aller passer le week-end à Paris. 

Ma journée au Salon fut intense et bien remplie. 
Tout a commencé sur le quai du RER, par cette parole profonde (et flippante) d'un gars qui nous a accostées, ma copine et moi : "Mademoiselle, vous avez deux minutes à me consacrer? J'ai un message de la part de Dieu pour vous." 
C'est cela, oui, ben passez-lui le bonjour... 







Après une matinée avec ma filleule chérie que j'adore, j'ai retrouvé les mêmes copines au Salon, attendant patiemment une dédicace de Sépulvéda. 

Puis nous avons enchaîné par une conférence avec Carlos Ruiz Zafon, qui a évoqué, devant une foule attentive, son travail d'écrivain réaliste-fantastique, son univers,  et son inspiration. Passionnant. J'ai beaucoup aimé son humour, et sa répartie face à un jeune prof qui lui demandait, si après le succès de L'ombre du vent, il n'était pas difficile pour lui d'écrire d'autres histoires et si ce n'était pas au final toujours la même qu'il racontait (comprendre "après ce succès, n'écrivez vous pas que des daubes?" enfin, moi c'est comme cela que je l'aurais pris!). L'auteur a rétorqué qu'il avait toujours un cerveau qui fonctionnait parfaitement et que le succès n'avait rien changé.

J'ai ensuite déambulé vers chez Rageot, dont j'aime toujours beaucoup les publications, avant de me faire percuter par un Nelson Montfort tout confus, que je n'avais pas reconnu, avant qu'il s'excuse platement "Oh pardon, veuillez m'excuser". Quand on a une mère fan de patinage artistique, forcément, on reconnait cette voix. 

Un petit tour ensuite par le stand de l'atelier culinaire, là où il était tout à fait impossible que je résiste à l'appel des macarons. A l'heure où j'écris, sachez que les macarons bergamote, menthe-chocolat, mangue, huile d'olive, rose et fraise tagada ont disparu... 

Mais le meilleur restait à venir : une superbe rencontre avec quatre blogueurs sympathiques. D'abord, j'ai revu ma Stéphie (qui me manque beaucoup maintenant que j'ai mis 500 kms entre nous), et Noukette (dont j'ai fait de la bibliothèque ma référence en matière de lectures). J'ai eu également la surprise de rencontrer Moka (dont je connaissais le blog littéraire... mais voilà que maintenant je salive aussi devant son blog culinaire, mazette que c'est beau!!) et Jérôme (l'homme des mardis coquins, le seul parmi cette horde de filles à oser des lectures inavouables!), deux blogueurs chez qui je vais de plus en plus souvent faire un tour! 
Et vraiment, cette rencontre fut fort sympathique, quoiqu'un tout petit peu impressionnante pour moi dont le blog est un bébé-blog (un peu à l'abandon ces temps-ci, en plus, la honte...) par rapport aux leurs. Les filles et moi avons terminé dans un café autour d'un verre servi par Nicolas Cage... sous le charme de Stéphie! 

Au final, une bien belle journée, vraiment. 

Niveau achats, je me suis montrée raisonnable (oui, oui...) et je reviens avec seulement quatre bouquins. 





dimanche 3 février 2013

Hollywood, Ron Hutchison

Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas assisté à une représentation.
J'ai vu : 




L'histoire : Hollywood, 1938. David Selznick, producteur, vient de stopper le tournage du célèbre Autant en emporte le vent. Le scénario est une catastrophe. Scénariste et réalisateur sont remplacés par Ben Hecht et Victor Fleming, et, à eux trois, ils ont cinq jours (pendant lesquels ils resteront enfermés dans le bureau de Selznick) pour réécrire le scénario avant de reprendre le tournage. 
Problèmes : Fleming et Hecht se détestent, Selznick n'a pas droit à l'erreur, et surtout, Hecht n'a pas lu le livre. Qu'importe, les deux autres vont le lui "mimer"... Ahum... oui, "mimer". 


Mon avis : Voilà une comédie qui fait rire aux éclats une salle entière! 
Thierry Frémont (Ben Hecht), Pierre Cassignard (David Selznick) et Samuel Le Bihan (Victor Fleming) livrent une performance étonnante et très physique. Il faut voir Le Bihan mimer l'accouchement de Mélanie, ou faire le singe (au sens littéral) par exemple! 
Si la toute première partie de la pièce (celle où Selznik tente de convaincre Fleming et Hecht de se joindre à lui pour ce projet) m'a semblé un peu longue, ce n'est pas le cas du reste de la pièce.
Point de suspense sur l'issue, ils finiront par pondre un nouveau scénario et Gone with de wind deviendra le chef d'oeuvre que l'on connait.  
Malgré tout, j'ai aimé voir la tension gagner en intensité, entre le lundi, premier jour d'enfermement et le vendredi, quand leur calvaire prend fin. 
Entre temps, exténués, agacés, nourris de bananes et de cacahuètes, le trio revisite les scènes cultes du roman de Margaret Mitchell. Frémont est à la machine à écrire, et les deux autres lui miment les scènes, jouant tour à tour chacun des personnages. Les scènes s'enchaînent à un rythme effréné, mais sans prise de risques, dénouant les ressorts classiques du comique. Et ça marche. La salle entière éclate de rire face à la démesure présentée sur scène. 

J'ai aimé pénétrer dans les coulisses de ce monument cinématographique. J'ai aimé ce que laisse apparaître quelques scènes, sur le contexte de l'époque : la scène de la gifle, donnée par Scarlett à la nounou noire fait naître une réflexion sur le racisme (plus ou moins avoué selon les personnages), mettant en parallèle l'Amérique de la guerre de Sécession présentée dans le livre et l'Amérique devenue terre d'exil de nombreux cinéastes juifs fuyant le nazisme, qui pensaient enfin pouvoir se servir du cinéma parlant pour s'exprimer.

J'ai aimé la manière dont Hutchison a glissé quelques phrases cinglantes sur l’œuvre adaptée par ces trois hommes qui ne croient pas beaucoup au film qu'ils sont en train de produire. En effet, seul Selznick reconnait les mérites du roman. Ou peut-être cherche-t-il à se convaincre lui-même, accablé par la pression de son illustre beau-père (Louis B Mayer), à qui il s'est juré de montrer qu'il pouvait réussir. Les deux autres n'y vont pas de main morte : Hecht balance des vacheries sur la complexité de l'histoire, et Fleming ne veut surtout pas que son nom apparaisse au générique d'un film qui sera forcément un nanar. 

Le meilleur moment de la pièce, selon moi, intervient vers la fin, lorsque, presque délivrés, Fleming et Selnick racontent à Hecht la scène qui clôt le roman, l'ultime dialogue entre Scarlett et Rett, et lui livrent la dernière phrase "Demain est un autre jour" (pas sûre que ce soit exactement ça dans le livre, mais eux l'expriment comme ça!). Hecht ne comprend pas : 
Hecht : "Mais alors, ils finissent ensemble, ou pas?" 
Selznick : "Non, c'est ça la fin, pourquoi?"
Hecht : "Parce que ça fait cinq jours que j'attends ça, moi!" 

Hecht est atterré par la niaiserie du propos : comment finir un film avec ça?  
Ce moment est irrésistible! 

En résumé, une comédie enlevée, rythmée, qui divertit et détend, avec une très belle performance d'acteurs. 

Mode langue de p*** ON : Samuel Le Bihan est très élégant dans son costume, même s'il a un peu morflé vieilli quand même... Voilà, je l'ai dit... 






mercredi 21 mars 2012

Ma virée au Salon du Livre

Dimanche 18 Mars, je me suis rendue Porte de Versailles où se tenait le Salon du Livre. 
Tout a commencé de bon matin, jugez plutôt... 

8h00 : Coup de téléphone de la copine partante pour venir avec moi. Ce réveil matinal nous empêche de décider clairement de quoi que ce soit avant un bon quart d'heure de discussion, c'est dire à quel point notre organisation est au top. 
8h30 : petit tour sur le net pour voir combien on met en RER depuis le fin fond de ma banlieue... mince, 1h15, tant que ça? C'est dire à quel point notre organisation est au top. 
8h45 : petit tour sur le site du Salon pour avoir un aperçu des auteurs en dédicace le jour-même. Tout à coup, couinement de satisfaction car Erik L'Homme sera là... à 11h... soupir... Va falloir activer car pas question que je le rate. C'est dire à quel point notre organisation est au top
9h15 : enfin dans le RER, ouf! Soudain, une sonnerie fatidique se fait entendre, présage d'une annonce qui ne va pas me plaire. En effet, notre second RER a un souci, plus aucun train de roule... Vite, vite, par où on peut passer, alors? Observation du plan de métro et coup de fil angoissé à Stéphie, ma VIP préférée, qui a évoqué un tram qui s'arrête juste devant le parc des expos... C'est dire à quel point notre organisation est au top. 
9h45 : ma cop's et moi nous rendons compte qu'aucune de nous n'a pensé à son appareil photo... C'est dire si notre organisation est au top
11h : enfin, après deux RER et un tramway, nous sommes devant l'entrée. Nous cherchons la file réservée aux porteurs du pass éducation, mais on ne trouve rien. Quelqu'un nous explique que, oui, c'est gratuit pour les enseignants, mais qu'il fallait se pré-enregistrer sur le site... Et m****! C'est dire à quel point notre organisation est au top. 
11h10 : alors que nous nous résignons à faire la queue, à payer presque dix euros d'entrée et que je vois mes chances de rencontrer Erik L'Homme fondre comme neige au soleil, deux jeunes filles s'approchent, nous proposent deux entrées à moitié prix. 

A peine deux minutes plus tard, nous étions entrées. 
A peine une minute plus tard, me voilà dans la file d'attente du stand de Gallimard, au milieu de jeunes gens conversant à bâtons rompus sur le nouveau tome de A comme Association.

Je suis ravie de ma rencontre avec cet auteur, avec qui il est très facile de discuter et qui est très attentif à chacun de ses lecteurs venus le voir. 
Moi : "Si vous saviez sur combien de vos titres je tombe en début d'année lorsque je demande à mes élèves ce qu'ils ont lu avant d'entrer au lycée". 
EL (avec un grand sourire) : "J'espère au moins que ceux-là commencent l'année avec des bonnes notes!"
On poursuit avec une discussion sur la saga, sur l'évolution de l'histoire et des personnages depuis le début, sur l'humour "moisi" de Jasper (spéciale pensée pour ma copine Dan à ce moment-là!), et je finis par lui dire quelque chose que j'avais envie de lui dire depuis longtemps. 
Moi : "Merci d'avoir gardé le personnage d'Ombe tel que Pierre Bottero l'a créé." 
EL (dont le sourire s'efface aussitôt mais sans se départir de son humour) : "J'essaie de m'en débarrasser mais ça ne marche pas". 

Ensuite je le laisse écrire, ce qu'il ne devrait déjà plus faire depuis un moment, car il a déjà repoussé d'une demie-heure la fin des dédicaces, et les gens de chez Gallimard, qui lui ont prévu une interview juste après, nous ont prévenu qu'il se contenterait de signer nos livres sans écrire. Il est donc 12h55 et la séance s'achève à 13h... pourtant Erik L'Homme écrit encore, sur chaque livre. 

Et une dédicace d'Erik L'Homme, voici ce que cela donne : 



"A Sarah, qui sais que nos coeurs sont hantés par des fantômes que même les livres ne parviennent pas à chasser"

Je suis tout de suite très émue par cette petite phrase, signe de la volonté de l'auteur de s'appuyer sur notre échange et de personnaliser sa dédicace. Non seulement je sais que cette phrase me parle à moi et à personne d'autre, mais c'est aussi un très bel hommage à son ami disparu, Pierre Bottero, que j'adore. 

Pfff, il est juste 13h, je n'ai vu qu'un auteur et je suis déjà toute retournée, ça promet! 



J'en rate presque Stéphie et Noukette, que je ne vois qu'une fois qu'elles sont à un mètre de moi! On se quitte pourtant bien vite, car Stéphie part à la rencontre d'un auteur congolais qu'elle adore. Je suis tout de même ravie d'avoir rencontré Noukette en vrai de vrai, et je sais que je ne vais pas manquer de la revoir, étant donné la séance cocktails à venir... 

Ensuite, petit tour chez Actes Sud, où Katarina Mazetti signe aussi. Ca tombe bien, ça fait un petit moment que je voulais lire la trilogie de Entre Dieu et moi, c'est fini... Katarina parle français, j'en profite pour lui dire combien Le mec de la tombe d'à côté m'a enchantée. Elle me remercie en signant mon exemplaire ... en suédois... Ok, je vais avoir besoin d'un traducteur, là... Moi le suédois je le parle chez Ik*a, c'est tout! Quelqu'un m'aide? 



Peu après, nous tombons pratiquement nez-à-nez avec Douglas Kennedy, qui signe, dans un petit coin chez Belfond, entouré d'une dizaine de personnes seulement. Étonnant, non? 
Nous nous rendons compte ensuite qu'une foule est massée sur le stand des éditions des livres de poche. En fait les gens achètent un bouquin de Kennedy en poche et vont ensuite le lui faire signer... Cela nous fait sourire, mais... nous faisons pareil! 
Douglas Kennedy parle très bien français, serre la main de ses lecteurs mais il m'intimide un peu. Il choisit visiblement les quelques mots griffonnés en fonction du titre choisi. Enfin, je suppose car je ne vois pas trop comment expliquer ceci : 

"Ma grande lectrice", donc, a provoqué un énorme fou-rire à ma copine Nadège... Rooooh... ça va, hein, j'en ai lu, de ses bouquins quand même! 




Enfin, après un tour sur d'autres stands, nous retournons chez Gallimard où Carole Martinez s'apprête à signer. Vu le monde qui afflue, Nadège se glisse dans la file pendant que je vais acheter Du domaine des murmures que je n'avais pas encore. Nous discutons de son succès auprès des lycéens qui ont décerné un prix à ses deux romans et l'auteur s'étonne aussi de cet engouement mais en est très fière et flattée. Elle m'assure qu'avec le second, je vais radicalement changer d'univers, ce qu'elle écrit d'ailleurs. 




La journée s'achève par un dernier petit tour, pendant lequel j'aperçois, sans oser m'approcher, Véronique Ovaldé, Tatiana de Rosnay et quelques autres, tous aussi disponibles et souriants. 

C'était ma journée au Salon, que je ne suis pas prête d'oublier! Nouvelle preuve en images : 




jeudi 23 février 2012

Pluie d'enfer, Keith Huff

"C'est la descente aux Enfers de deux flics américains.
C'est une tragédie moderne, noire, sans concession.
C'est une histoire d'hommes, de fraternité et de trahison.
C'est un voyage fulgurant et éprouvant dans les rues de Chicago.
C'est du théâtre brut de chair et de sang comme j'aime, qui va au cœur de l'être humain, de sa complexité, de sa beauté et de sa noirceur.
C'est un langage percutant, mélange d'actions, de narrations et de flashbacks qui nous entraîne loin des clichés et du mélodrame, nous plongeant dans la tête de deux amis, collègues de boulot, unis à tout jamais."


Note du metteur en scène Benoit Lavigne

 

L'histoire : Denny et Joey sont flics et amis d'enfance. Denny est marié et père de famille, tandis que Joey, célibataire, se laisse sombrer dans l'alcool. Lors d'un repas chez lui, Denny présente Rhonda à Joey, une brave fille, qui se prostitue dans le quartier où ils patrouillent. Mais en fait, c'est Denny qui s'attache à Rhonda, au point de tromper sa femme avec elle. Seulement le mac de Rhonda n'est pas enchanté de voir Denny se mêler de ses affaires. Un soir, l'avertissement tombe : un coup de feu est tiré d'une fenêtre dans la maison de Denny, blessant grièvement son fils de deux ans. Denny va tout faire pour retrouver le coupable et se venger. 


Mon avis :  Une mise en scène minimaliste permet de mettre en lumière les deux acteurs et le texte qu'ils interprètent. 
Deux chaises, quelques lumières et deux panneaux verticaux en fond de scène constituent le décor de cette pièce.  
Dès le départ, Denny, joué par Olivier Marchal, livre le récit d'un évènement clé de l'histoire. Puis tout se met en place grâce à des dialogues instantanés entre les deux protagonistes, et par des retours en arrière, narrés par l'un ou l'autre. Une manière déconcertante de mettre en scène l'action, pourtant très présente, de cette pièce. 
Ensuite, tout s'enchaîne, on est pris par l'histoire, par les nombreux rebondissements qui mènent à la fin tragique et par la forte présence scénique des deux acteurs. 
Ils sont seuls en scène et pourtant, on nous peint une galerie de personnages qui s'imposent autant que s'ils étaient présents. Le texte fait en sorte que nous connaissions et partagions le quotidien de la femme et des enfants de Denny. 
Peu à peu, on assiste à la lente descente aux enfers de Denny, qui ne pensera plus qu'à venger sa famille, bravant les ordres, commettant bavure après bavure. Pendant ce temps, Joey sera l'ami fidèle et le réconfort de la femme de Denny et des enfants, de qui il prendra soin. Alors, l'inversion des rôles est inévitable : quand Denny dérape, c'est Joey qui devient l'élément stable du duo. 
Une montée en puissance assez prenante, qui tient en haleine jusqu'au bout. 
De plus, comme tout ne tient par le texte, la performance des acteurs est à souligner, car eux font un travail impressionnant dans la nuance des émotions. Mode midinette ON : la voix et la présence de Bruno Wolkowitch font toujours autant d'effet sur moi qu'au temps des grandes sagas de l'été à la télé... Mode midinette OFF. 
J'ai vraiment passé un excellent moment pendant deux heures. 

Mais qu'en est-il de l'avis des cinquante élèves de seconde qui ont vu la pièce en même temps que moi? 
Forcément, étant donné que l'action débute, dès les lumières éteintes, par le récit de Denny, ceux qui n'étaient pas attentifs tout de suite ont loupé un élément clé de la pièce. Ils ont apprécié les évènements de cette pièce, mais regretté l'absence de "mouvement", de vivacité et "d'action" véritable, que ce "polar théâtral" présenté comme tel par la jaquette du théâtre annonçait. Ils ont aussi évoqué le fait qu'il leur a été difficile de rester pendant les deux heures à cent pour cent concentrés avec seulement deux personnages. La discussion qui a suivi la représentation a été plutôt intéressante et productive. Personne n'est resté indifférent, en tous cas. 

De mon côté, l'objectif est rempli : j'ai emmené mes classes au théâtre, ils se sont confrontés à quelque chose de nouveau, ils ont pu expliquer ce qui leur avait plu ou pas, et ce que nous avons vu va pouvoir nous servir d'appui pour l'étude du théâtre classique du XVIIe siècle. 


jeudi 25 août 2011

Aix la belle

«Aix. Un aveugle croit qu'il pleut.
Mais s'il pouvait voir sans sa canne
Il verrait cent fontaines bleues
Chanter la louange de Cézanne.»
Jean Cocteau


En vérité, à Aix en Provence, il n'y a que 26 fontaines mais qui ont la particularité d'être disposées au coeur du centre historique, sur à peine un kilomètre.


Celle de la place d'Albertas reste ma préférée.


C'est aussi une ville animée, chaque coin de rue nous amène de découverte en découverte, de marché en marché (aux fleurs, aux épices, aux livres anciens) : ici, la place de l'hôtel de ville et ses bouquinistes.


L'illustre Cézanne vous accueille à l'entrée de la ville, place de la Rotonde. En remontant le cours Mirabeau (ce jour-là animé lui aussi par un joli marché d'artisanat), vous tombez sur la statut du roi René, qui semble veiller sur les aixois.

 












Mais Aix en Provence, c'est aussi la ville des hôtels particuliers, des jolies rues (d'une jolie bijouterie qui porte mon nom!) et des panneaux qui vous indiquent non pas la distance qui vous reste à parcourir pour atteindre votre destination, mais le temps qu'il vous faudra!


Enfin, une adresse à ne pas manquer, celle de la boutique Aix et Terra, qui propose des produits à tomber par terre. Les gérants de cette boutique revisitent les classiques de la cuisine provençale et innovent en créant des recettes inédites. Confiture d'abricots aux calissons d'Aix, crème de chocolat au croustillant de spéculoos, huile d'olive vierge au citron ou au basilic, artichonade, sel de camargue à la truffe noire, moutarde au miel et romarin, confits de fleurs, riste d'aubergines grillées... ainsi que leurs jolies boites de calissons habillées de dessins de l'illustratrice Carlotta...


Tentant, n'est-ce pas? Maintenant, si je vous dis que tout est fabriqué à partir de produits régionaux naturels, que les gérants sont super sympas, et que tout est disponible sur La boutique en ligne, vous ne pourrez pas résister!


jeudi 4 août 2011

A la découverte de la Grèce : Epidaure

Il y a bien longtemps, je vous promettais des articles détaillés sur les sites que j'ai visités lors de mon escapade scolaire en Grèce.

Souvenez-vous : le lundi, premier jour de notre périple, nouc visitions Delphes et le monastère d'Ossios Loukas.
Le mardi, la journée fut longue, car nous avons enchaîné Corinthe, Mycènes et Epidaure.

Voici donc quelques clichés d'un site que j'ai adoré, Epidaure.

Dans l'Antiquité grecque, on venait à Epidaure pour se faire soigner, dans le sanctuaire d'Ascléplios, le dieu guérisseur, qui regorgeait de médecins réputés. Comme dans tous les sanctuaires grecs, des épreuves sportives et théâtrales étaient organisées. Le site est donc célèbre pour son théâtre.


Probablement construit entre le IVe et le début du IIIe siècle avant J-C, ce théâtre est construit à même la roche, et les gradins pouvaient accueillir jusqu'à 12000 personnes. Des sièges d'honneur pourvus de dossiers constituent le premier rang.


La vue des gradins depuis en bas est impressionnante.



Nous avons eu l'immense chance d'être les seuls à visiter le théâtre en ce mardi 8 février après-midi, ce qui a permis à plusieurs  de mes secondes choupis à moi de rejouer pour leurs camarades la petite scène sur l'oracle de la Pythie déjà jouée à Delphes. Je ne sais pas si le lieu les a inspirés, mais ils ont particulièrement accentué la dimension tragique de cet oracle, et ont récolté les applaudissements de leurs camarades, épatés d'entendre clairement les répliques depuis le dernier rang.

Enfin, une autre vue du théâtre, où l'ombre des arbres joue avec la lumière exceptionnelle de cette journée de Février.



jeudi 28 juillet 2011

Les prof son fatiguai, mise en scène de Tom Delierville

"Cher z’amis profs, vous ne vous z’y reconnaitrez pas ! Mais vous z’y reconnaitrez tous vos collègues…  "         

Billet tardif, même très tardif, puisqu'il s'agit d'une pièce de théâtre que je suis allée voir en Juin!
D'abord, merci encore à Sonia, ma soeur, et mon beau-frère, pour ce cadeau d'anniversaire sympa.


L'histoire : Un jour de grève lycéenne, la proviseure d'un lycée et trois enseignants sont "pris en otage", coincés dans la salle des profs. Impossible de sortir, sous peine de se voir recouvert de petit suisse, que les élèves lancent même sur les fenêtres! Les quatre personnages vont être obligés de passer une journée ensemble. Et quelle journée!

Mon avis : Laissez-moi d'abord vous présenter les protagonistes de l'histoire. D'abord, la prof de Maths, blonde excentrique aux expressions capillo-tractées, qui fait plus dans le copinage avec les élèves que dans le respect de l'autorité. Puis, vient le prof de sport, caricature (ou pas, ah, ah, ah!), mal dégrossi et je m'en foutiste. Le prof de français, enfin, intello à lunettes, féru de citations littéraires, qui se lamente sur la médiocrité de ses élèves. Voilà pour le corps enseignant. La proviseure à l'allure stricte terrorise l'assemblée et devient hystérique dès que l'on évoque les mots "rectorat" et "inspecteur d'académie".
Vous l'aurez compris, ces portraits sont un brin caricaturaux. Mais pas tant que ça, finalement.
Les comédiens de ce tout petit théâtre du 19e arrondissement savent d'entrée vous mettre dans l'ambiance. Aprèsa voir vérifié nos tickets, un des membres du personnel nous annonce que la représentation commencera à 21h15, et nous indique la bonne porte. Nous attendons donc, mais l'heure tourne, et personne ne nous fait entrer. Soudain, nous voyons arriver deux énergumènes (le prof de sport et la prof de maths, donc), qui crient "ça y est, on les a trouvés, les collés de Vendredi, ils sont là!" Eclat de rire général, dans la peu nombreuse assistance. N'empêche, moi, collée, ben mince alors, c'est la première fois que ça m'arrive!
Le reste n'est plus qu'amusement : entre anecdotes de cours et réflexions (plus que véridiques) sur le métier, le public est conquis (il faut dire que nous étions essentiellement des enseignants, ce soir-là). Même si certaines scènes partent en vrille et décrochent un peu de la réalité, on passe un très agréable moment. Nous assistons, entre autres, à un conseil de classe à quatre qui a le mérite de ne pas se démarquer beaucoup de la réalité parfois, à la révélation de certains rapports plus que professionnels entre les maths et le sport... et à la correction de certaines copies.
Un bémol tout de même, parce que je m'attache aux détails, qui rendent moins crédibles les  situations :un établissement qui a une 1ES 7 et une 2nde B, ce n'est pas vraiment possible. Soit on choisit les lettres, soit on choisit les chiffres, mais pas les deux.
Je tiens aussi à saluer la performance des acteurs (qui alternent chaque soir), car, dans un si petit espace, la proximité avec le public est vraiment impressionnante, et leur perfomance n'en est que plus remarquable.

dimanche 5 juin 2011

Escapade du dimanche

Après l'orage d'hier, le soleil a pointé le bout de son nez, ce qui nous a donné, aux copines et à moi, une envie de promenade.

Nous avons opté pour la propriété Caillebotte à Y*rr*s.

Je connaissais le peintre, j'ai découvert aujourd'hui le collectionneur et le mécène.

Située au coeur d'un parc paysagé de 11 hectares, la propriété de la famille a été acheté en 1860 par Matial Caillebotte, le père de Gustave. Le peintre y passa dix neuf années de sa vie, de 1860 à 1879 et y peignit près de 80 tableaux. A la mort de son père, grâce à son héritage, le peintre put largement se consacrer à sa peinture.

D'abord, découvrez le kiosque et la glacière. Le kiosque a été élevé à un endroit stratégique du parc, qui permettait d'avoir le meilleur point de vue sur la propriété et sur le mont Griffon, point culminant de la ville. Sous le kiosque a été construit ce qui a été communément appelée la "glacière", dans la roche, et qui permettait d'avoir de la glace même en plein été et de conserver les aliments.




Puis, au fur et à mesure de votre progression dans le parc, vous arriverez au jardin potager. Alors là, c'est une explosion de senteurs, (reglisse, romarin, rhubarbe), de couleurs (rosiers, dhalias, géraniums) et de gourmandise (framboises, groseilles...) . Sont également exposés ici plusieurs tableaux de jeunes artistes, soutenus par l'association l'Orchidée, créée pour promouvoir les arts plastiques chez les jeunes. Ils peignent à la manière du peintre.


Plus loin, dans l'Orangerie, qui servait (comme son nom l'indique, hein!) à préserver du froid les récoltes d'orange. Maintenant, elle sert de salle d'exposition temporaire pour de jeunes peintres et sculpteurs. Le thème en ce moment : la marine. Nous avons donc vu de magnifiques tableaux, mais surtout de magnifiques sculptures en bronze.

L'autre batiment important, c'est le casin. La maison principale de la famille Caillebotte. L'intérieur a été transformé en musée où sont exposées des reproductions de tableaux du peintre, dont le célèbre Les raboteurs de parquet.
Et enfin, le lieu qui possède le plus de charme, à mes yeux, c'est celui-là :


Un exedre antique, et tout fleuri. Derrière, une volière très animée aujourd'hui et sur la gauche, un batiment abritant un centre d'art contemporain. Nous avons découvert l'univers de Yasse Tabuchi, un peintre japonais, mort en 2009 et qui a passé la plus grande partie de sa vie en France. Des oeuvres colorées et percutantes, avec une touche d'inspiration japonaise. Cette vidéo vous donnera un petit aperçu de son oeuvre.



Voilà des escapades du dimanche qui donnent envie de recommencer!

Je remercie le site de la mairie d'Y*rr*s, sur lequel j'ai récupéré les photos, parce qu'en vraie blonde qui se respecte, j'avais oublié mon appareil photo!


mercredi 27 avril 2011

Les envies du mardi, bilan d'Avril

Déjà la fin du mois d'Avril!!!
Ca veut dire qu'on peut se découvrir d'un fil?
Ca veut surtout dire le bilan de la nouvelle formule des envies du mardi, gentiment remaniées par Capp, sur Thé vert et cappuccino, blog sur lequel vous pourrez retrouver toutes les participantes.

D'abord, mille excuses à Capp pour mon retard, mais entre le trajet de retour de vacances et les devoirs qu'il me restait à faire, je n'ai pas eu le temps de le mettre en ligne hier.
Bon, ce mois-ci, l'idée était d'enfin vous montrer des photos de mon périple en Grèce. Envie à moitié réalisée, on va dire, puisque :
  • deux billets ont déjà été rédigés; l'un sur Delphes, l'autre sur Osios Loukas
  • les photos pout le billet sur Corinthe sont triées
Il me restera donc :
- billet sur Mycènes
- billet sur Epidaure
- billet sur Athènes

Il me reste encore du boulot, donc!!!

Une petite photo pour patienter?



Voici une charmante petite rue du quartier du Plaka à Athènes, où nous avons déjeuné le mercredi midi. Pour l'anecdote, nous, les accompagnateurs, nous avons mangé sur la première table de gauche, en terrasse, tandis que les 43 tornades adolescentes étaient à l'intérieur!! Hi, hi, hi! Une heure de calme, bien méritée!

vendredi 22 avril 2011

A la découverte de la Grèce : le monastère d'Osios Loukas

Je suis carrément en retard pour l'avancée de l'envie du mardi, mais cela ne m'empêche pas de vous la montrer.
Deuxième étape du voyage, après Delphes, voici le monastère d'Osios Loukas, Saint Luc en français.

Construit en 1011, sur les fondations d'une église de 944, on peut voir à l'intérieur de ce chef d'oeuvre de l'art byzantin la dépouille de Saint Luc, un ermite du X° siècle. Comme vous le voyez, le monastère est magnifiquement situé, au coeur des montagnes.
Nous sommes tombés sur un jour important, le 7 février, qui commémore la mort de Saint Luc, il y avait donc une cérémonie en préparation, et nous avons dû nous montrer discrets envers les moines présents, ce qui a impliqué un minimum de photos.


Sur cette photo (l'envers de la première), on peut voir nettement les deux églises, celle du haut, qui a servi de "base", et la plus imposante à gauche, que nous avons pu visiter.






















Quelques autres détails de l'extérieur, puisque nous n'avons pas eu le droit de photographier l'intérieur. Mais je peux vous dire que c'est magnifique, les mosaïques sont splendides.

Prochaine étape : Corinthe, son canal et la vieille ville!

mardi 12 avril 2011

A la découverte de la Grèce : Delphes

Arrivés le dimanche soir à Glyfada, dans la banlieue d'Athènes, nous avons d'abord pris possession de l'hôtel, réparti les élèves dans les chambre et pris un peu de repos.
Le lendemain, direction Delphes, le site où la fameuse Pythie rendait ses oracles dans le temple d'Apollon.

Imaginons-nous quelques instants à la place des Athéniens de l'Antiquité : une question vous taraude, vous avez besoin d'une réponse impartiale? Allez donc consulter la Pythie, mais prenez garde, car cette femme n'annonce pas que des bonnes nouvelles, ce n'est pas Oedipe qui me contredira...

D'abord, il vous faudra crapahuter pour accéder au site : impressionnantes falaises, non?

Mode crâneuse ON : et ce ciel bleu, il fait envie, n'est-ce pas?
Mode crâneuse OFF!!!





Avant de pouvoir poser votre question, vous devrez déposer des offrandes dans le Trésor et attendre votre tour.
Vous voyez les pierres plus blanches que les autres? Ce sont celles qui ont été rénovés, reconstruites en platre. Vous les retrouverez sur plusieurs sites, notamment à l'Acropole d"Athènes.




Puis, vous vous dirigerez vers le temple d'Apollon (4e siècle avant JC), là où les prêtres "traduisaient" les prédictions inaudibles de la Pythie au nom du dieu.


Un petit tour au Musée maintenant?
Quelques pièces majeures, seulement.

Le fameux Sphinx, qui surplombait une immense colonne .







Voici deux Koré, des jumeaux, qui montrent l'influence de l'Egypte dans l'art de la sculpture en Grèce : le profil anguleux des visages, la position des pieds  (pied gauche en avant), et peu de détails anatomiques (poings serrés)







Enfin, le clou du Musée, l'aurige en bronze. Surveillé de près, il est interdit de le toucher et de le photographier avec un flash (dit celle qui s'est faite gronder par le gardien, provoquant les rires de ses élèves, qui eux, avaient suivi la consigne...)







Et voilà, premier article achevé, je vous prépare la suite assez rapidement! Nous irons cette fois-ci au monastère d'Ossios Loukas (Saint Luc).

En attendant, voici une vue du paysage de la route que nous avons suivie à pieds, en allant déjeuner dans le "centre" de Delphes. Les Athéniens, maintenant, font du ski sur ces magnifiques montagnes.