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mercredi 13 janvier 2016

A pas de loup, Germano Zullo, collectif d'auteurs

"Tu me rêves, tu me penses, tu m'imagines, c'est moi le loup"
Germano Zullo


Quand Noël se prolonge encore dans ta boite aux lettres... 
Quand tu reçois un magnifique cadeau d'une adorable fée... 
Alors tu sais que tu connais en fait la mère Noël. 

Noukette, toi, t'es une folle, tu sais? 
Merci, merci, merci... L'est trop beau, ton cadeau. 
Je l'aime parce qu'il vient de toi. 
Je l'aime parce que c'est un album magnifique. 


Qui n'a pas jamais eu peur du Loup? 
Le loup, cette figure emblématique des contes de fées, est réinventé(e) dans cet album grâce aux dessins de 42 illustrateurs de génie. 
Tour à tour triste, drôle, décalé, mais toujours émouvant, la vision du loup par ces artistes est éclairée par la plume légère de Germano Zullo. 

Petit pincement au cœur, en retrouvant la griffe de Mario Ramos. 


Gros coup de cœur pour des dessins très poétiques, comme celui d'Emmanuelle Keckhout.


Jolie surprise de découvrir des partis pris modernes et tendance de Claire Cantais.


Désolée pour les photos à l'envers, j'ai tout essayé, rien à faire pour les mettre à l'endroit... blonde un jour... 

Je me suis régalée. 
C'est un album à feuilleter, à refermer, à picorer, à rouvrir au hasard, pour être sans cesse surpris.
Une grande majorité de femmes, dans les artistes sélectionnés, c'est chouette aussi. 

Un chouette moment de lecture, vraiment. 

Merci encore belle Noukette pour ce précieux présent. 
Et tu as raison, grâce à des gens comme toi, elle est bien belle, la blogosphère. 
Je te fais d'énormes bises virtuelles en attendant de t'en faire en vrai j'espère, au salon du livre.
 

samedi 4 octobre 2014

Le petit loup rouge, A Fléchais

L'histoire : est-il encore nécessaire de la raconter? Amélie Fléchais revisite le conte traditionnel en transformant la petite fille en petit loup rouge. 







Mon avis : J'ai été époustouflée par cet album. Les dessins sont fabuleux, exceptionnels, et ce changement de point de vue dans l'histoire lui donne une deuxième jeunesse. 
Voilà, tout est dit. Il FAUT lire cet album. 







Plus concrètement, dès la couverture on est saisi par la grande douceur qui émane du dessin ainsi que de la figure du petit loup rouge, qui n'a plus du tout l'air méchant, et rien que ça, ça intrigue. 

Les pages sublimes se succèdent, alternant des dessins très lumineux, avec des pages beaucoup plus sombres. Amélie Fléchais soigne tous les détails, l'oeil est attiré par des dizaines d'éléments remarquables au milieu de paysages somptueux. Le dessin est fin, très harmonieux. On en prend plein les yeux, et on en redemande.

L'auteur se permet également de bousculer les attentes du lecteur en revisitant l'histoire classique. Le méchant n'est plus celui qu'on croit, et on aurait presque envie de faire des bisous à ce petit loup naïf, à qui il arrive les mêmes bricoles qu'à la petite fille qui traverse la forêt. Les méchants, justement, sont pour les loups les humains. Les sentiments des uns et des autres sont exposés de manière à faire prendre conscience au lecteur que tout n'est pas arrêté, que personne n'est totalement bon ou totalement méchant.
Certains éléments de l'histoire initiale sont conservées, mais juste un peu décalées. Ainsi, le petit loup n'échappe pas non plus à la traditionnelle visite à sa grand-mère ni aux recommandations de sa maman, mais j'ai souri à la vue du présent qu'il met dans son panier : un lapin! 

Il émane de l'ensemble une poésie émouvante et juste.

Si comme moi, vous n'êtes pas lassé d'une énième réédition du conte de Perrault, ne passez pas à côté de ce chef d'oeuvre. C'est une très belle réussite, je suis conquise.

mercredi 24 septembre 2014

La balafre, Mourlevat

En cherchant de quoi lire sur ma liseuse, je suis tombée sur un Mourlevat que je ne connaissais pas. 

L'histoire : Olivier est un collégien débarquant dans un petit village, après un déménagement qui ne lui convient pas vraiment. Un jour qu'il se promène dans le hameau, il est terrorisé par l'attaque d'un chien de la maison voisine, qui se jette violemment à la grille. Olivier avertit ses parents, qui croient qu'il a rêvé, car la maison est abandonnée depuis longtemps. Pourtant, peu de temps après, Olivier revoit le chien, accompagné d'une petite fille. 













Mon avis : Inconditionnelle de Jean-Claude Mourlevat, je ne pouvais pas passer à côté de ce livre-là. 
Tout de suite, j'ai été intriguée. Si j'ai compris le lien qu'on peut faire entre le titre et l'histoire du chien déchainé, il m'a fallu du temps pour comprendre où l'auteur voulait en venir. 
Ce court roman aux accents fantastiques fiche la trouille, et une angoisse, comme seule Mourlevat pouvait la décrire, vous prend à la gorge. 
Les questions se bousculent : pourquoi ce chien? Qui est cette petite fille? Pourquoi Olivier est-il le seul à pouvoir les voir? A qui appartenait la maison d'à côté?
Olivier est obsédé par cette histoire, et va tout faire pour en savoir plus.
Mais il ne s'attend sûrement pas à ce qu'il va trouver. 
En enquêtant sur les anciens voisins, c'est le passé de tout le village qu'Olivier fait ressurgir. 
Difficile d'en dire plus sans dévoiler ce qui, pour moi, a été une surprise totale, et un moment très fort du roman. 
Olivier se sortira pas indemne de cette histoire, au point d'en garder une trace à vie.

Encore une fois, la magie Mourlevat a opéré sur moi, à cent pour cent. 

Petit bémol toutefois, pour la toute fin du livre. Une fois adulte, Olivier revient dans ce village. Cette partie-là ne me semble pas nécessaire et fait perdre au roman un peu de son intensité.

mardi 15 avril 2014

L'accident, Agnès Aziza

L'histoire : Une chamaillerie entre frère et soeur, une querelle au petit dèj', à propos de céréales finies... et un drame. Vanessa apprend l'accident de son frère au collège. 


















Mon avis : Quelle bouleversante histoire... très courte, très simple, mais extrêmement émouvante. 
La couverture, épurée, annonce déjà le drame : ce casque de scooter qui se détache de tout ce blanc, tâche rouge au milieu de ce blanc serein,  simple et efficace.
Dans un style simple lui aussi, Agnès Aziza raconte la quotidien d'une famille jusqu'au moment où tout bascule, où la vie s'arrête. 
Faire de Vanessa, la petite soeur, la narratrice n'en a que plus de poids. Elle décrit avec justesse et émotion la manière dont elle perçoit l'évènement, avec détails. D'abord, le surveillant qui la fait sortir de classe, l'inquiétude, l'angoisse ensuite de voir son père au collège. La première réaction pour son grand-père, et enfin l'annonce de l'impensable : son frère a eu un accident de scooter. Son frère de quinze ans, son idiot de frère qu'elle aime, son modèle.
En une soixantaine de pages, le lecteur ne peut que ressentir le malaise de cette famille brisée. La gorge nouée, j'ai dévoré ce petit roman. 
J'ai été émue aux larmes à la lecture des dernières pages. 

Un roman fort et émouvant. 

samedi 29 mars 2014

A copier cent fois, Antoine Dole

"Mon père m'a dit cent fois comment il fallait que je sois". 

 

L'histoire : le narrateur a 13 ans. Au collège, c'est le souffre douleur. Coups, insultes, harcèlement... il subit tout. A la maison, personne ne comprend. Surtout pas son père. Heureusement, il y a Sarah, celle qui n'a pas peur, celle qui ose le défendre.  















Mon avis : Ne surtout pas se fier à la couverture pleine de couleur et de pep's de ce petit roman, qui est tout l'inverse : sombre, angoissant, poignant... 
On souffre avec le narrateur, on prend les coups avec lui, et bien planqués derrière les pages, on se sent aussi impuissant que lui. 
Ce collégien se trouve lâche, peureux et nul, car il est incapable de riposter. Moi je l'ai trouvé extrêmement courageux. Courageux parce qu'il se rend quand même tous les jours au collège, courageux parce qu'il affronte tous les jours le regard de ce père qui ne le comprend pas, qui ne le soutient pas. 
Au fond, la douleur physique n'est pas la pire... le pire c'est ce père déçu, incapable de comprendre son fils et de le soutenir autrement qu'en lui conseillant de rendre les coups. 
Mais un jour, le narrateur trouve une alliée. Sarah ose le défendre devant ses bourreaux, elle leur tient tête sans même avoir à cogner. Une amitié nait, une de celles qui font du bien, qui permettent de dédramatiser les situations, une qui demande peu de mots. 
Un peu d'aide, une branche à laquelle s'accrocher, c'est finalement ce qui manquait à notre narrateur pour tout avouer. Il parvient, au prix d'un effort ultime, à parler à son père, à tout déballer. 
Quel soulagement de découvrir enfin un père aimant, qui prend le temps d'écouter son fils et de dialoguer avec lui. 
Ce roman prône la différence, souligne la difficulté d'être différent et de l'assumer, dans ce monde plein de préjugés.

Ce texte est bouleversant, mais il questionne aussi la prof que je suis. Indirectement, les profs sont désignés, ils sont ceux qui laissent faire, qui ne voient rien, qui ne réagissent pas. Même s'ils se sont pas témoins de ces actes, ils sont considérés comme ceux qui laissent ce genre de choses arriver. Et quand on exerce ce métier, on prend ces remarques en pleine face. S'il y a évidemment une part de vérité qui fait mal, je ne peux m'empêcher de penser que cet enfant est étonnamment seul, je m'étonne qu'aucun adulte n'ait remarqué les signes, les marques des coups ou les vêtements sales et déchirés. Antoine Dole fait le choix d'occulter complètement les adultes du collège. Alors oui, ça sert son propos et renforce le désarroi de son personnage... J'ai du mal avec l'idée que tout ce passe dans la plus grande impunité. Je dois être bien naïve pour espérer encore que ce ne soit pas toujours le cas. 

Ce roman m'a particulièrement touchée, parce que, malheureusement, il m'a renvoyée un an en arrière, et à une expérience douloureuse, pas tout à fait similaire à celle du roman mais tout aussi traumatisante. Quand le pire arrive et qu'on n'a rien vu venir, je peux assurer à l'auteur qu'on se sent terriblement impuissant...

mercredi 19 mars 2014

Je porte la culotte/Le jour du slip, Anne Percin, Thomas Gornet

Peut-être aurais-je dû réserver cet ouvrage pour le prochain premier mardi? 

Ben oui, quoi, une lecture tellement subversive... ça pourrait. 




L'histoire : L'espace d'une journée, Corentin se réveille en Corinne et Corinne se réveillé en Corentin. Nouvelle chambre, nouvelles fringues, nouvelle intimité... C'est le choc pour ces deux gamins de CM1. La journée à l'école avec leurs nouveaux "copains" n'est pas triste non plus. 










 
Mon avis : J'ai passé un très bon moment avec ce petit récit. J'ai dès le départ adoré le principe de récits qui se présentent tête bêche, c'est très ludique de manipuler l'objet livre comme ça. 
L'idée de raconter la même histoire avec des points de vu différents est très réussie aussi, puisqu'elle permet de mettre en évidence tout ce que les auteurs ont voulu souligner : la difficulté de vivre entouré de préjugés, d'idées reçues, de se respecter l'un l'autre, d'être soi tout en se démarquant. 
Les deux enfants sont touchants dans leur incompréhension. La découverte de leurs corps est hilarante et tellement réaliste. 
J'ai également beaucoup aimé les scènes qui se passent à l'école. C'est là qu'on se rend compte que certains préjugés ont la vie dure : Corentin est forcément assis au fond de la classe, à faire le pitre avec son copain Ludo, tandis que Corinne est devant, très attentive et sérieuse. 
Dans le même ordre d'idées, Corentin joue au jeux vidéos, et ne peut pas pleurer.  Corinne coiffe ses copines et échange son dessert à la cantine. Et les parents ont leur part de responsabilités dans cette situation : la chambre de Corinne déborde de livres, mais pas celle de Corentin : sa mère préfère qu'il fasse du sport. 
L'histoire parle aussi d'amour, des relations aux autres, sur un ton très juste. En bref, il questionne et ça c'est primordial.

Tout cela est très frais, bien écrit, drôlissime... ça fait un bien fou. 
Le seul bémol? On reste un peu sur sa faim, car cet ouvrage est très court. J'aurais bien aimé aller plus loin dans la réflexion. 

 
 

dimanche 13 octobre 2013

Comment (bien) gérer sa love story, Comment devenir une rock star (ou pas), Anne Percin

L'histoire : Dans le premier tome, on découvrait Maxime, cet ado de 17 ans qui préférait passer ses vacances d'été seul avec sa grand-mère que crapahuter sur le GR20 avec ses parents. Après cet été lamentablement pourri pour Maxime mais très drôle pour les lecteurs, voici les deux derniers volets de la série. 
D'abord, dans Comment (bien) gérer sa love story, Maxime s'est décidé à rencontrer (enfin!) en vrai de vrai, celle qui lui a virtuellement tenu compagnie pendant son été solitaire, cette fille intrigante et agaçante au pseudo très évocateur de Pikachu, celle qui va devenir sa petite amie. Natacha, parce que c'est son nom, est en fait étudiante en psycho, et se révèle, être, pour Maxime, aussi déroutante dans la vie que sur le net.




Ensuite, dans Comment devenir une rock star (ou pas), après des vacances de Noël dignes des vacances estivales, Maxime suit sa passion de la musique, en découvrant que son oncle est un virtuose de la guitare. L'idée de monter un groupe fait son chemin, mais bon, il y a aussi le bac qui approche, alors Maxime hésite...











Mon avis : J'ai encore beaucoup aimé ces deux romans, même si, il faut l'avouer, le second m'a nettement moins emballée que le premier. Et je me suis bien marrée en lisant une certaine note de bas de page, grande spécialité de notre ami Maxime... ceux qui ont lu le dernier tome devinent déjà de quoi je parle. 
Bon, bref, le deuxième, alors? Moins bon, c'est certain, trop prise de tête, trop mélo, trop love-storien pour moi (cherchez pas, j'essaie l'humour Mainardien). Ce tome est essentiellement centré sur la relation de Maxime avec Natacha, au point d'en oublier deux atouts majeurs de la vie de Maxime : Kévin et Alex. 
Il faut dire aussi que Natacha n'est pas vraiment à son avantage dans ce tome. Hautaine, capricieuse, entourée de ses amis étudiants, je me suis bien demandé ce qui plaisait à Maxime chez elle, à part leur sens de la répartie, ils n'ont pas vraiment grand-chose en commun. 
Heureusement, ce tome conserve les atouts qui ont fait le succès du premier, c'est-à-dire l'humour et les situations cocasses dans lesquelles Maxime se rate pas une occaz' de se fourrer. Pour preuve le rebondissement final, qui m'a définitivement réconciliée avec ce tome.  
Dans le 3e et dernier tome, Natacha est un peu en retrait, et finalement ce n'est pas plus mal. Même si elle semble davantage s'intéresser à Maxime et à son univers, j'ai été ravie de retrouver le trio infernal Max-Kévin-Alex, et agréablement surprise par la tournure que prend ce tome, avec le retour de Christian, alias Tonton Déprimos, le frère du père de Maxime. Bon, évidemment, avec ce qui avait été dévoilé dans le tome 1, on ne peut qu'être curieux de connaître la vraie histoire. 
Et ça tombe bien : les répèt' de Max et son oncle se déroulant essentiellement dans le garage de Mamie, le temps des discussions est venu entre la mère et le fils. 
J'ai aimé également tous les rebondissements en lien avec Maxime et Natacha, ou Maxime et Alex... On sent bien quand même que c'était le dernier tome et qu'il fallait tout régler, ne pas laisser le lecteur se poser des questions. Mais c'est plutôt bien amené, alors on adhère. 
Enfin, le dernier, le dernier, pas si sûr que ça, finalement. J'aimerais bien qu'Anne Percin nous raconte les fameuses vacances de Maxime, ses potes et... Alice, oui, Alice, sa petite soeur. Le trip "grand frère protecteur" irait très bien à Maxime, je pense! 

En résumé, parce que le dernier tome est vraiment bon, vous allez être obligé d'en passer par le deuxième. Mais vous ne vous forcerez pas beaucoup, car le tout reste très agréable à lire, bourré d'humour, et vraiment très bien écrit! 


mardi 8 octobre 2013

Le club des cinq, Enid Blyton

 "Nous tous,Claude, Annie, Dagobert, Mick et François, réunis ici, nous décidons de constituer le Club des Cinq. Nous promettons de nous aider, de nous protéger et de garder le secret."

 

C5_1980L'histoire : Tout le monde connait le Club des Cinq, pas vrai? 
Mais qui sait vraiment comment le Club s'est formé? 
Comment Mick, Annie, François, Claude et Dagobert ont-ils décidé de créer le Club? 
Pendant leurs vacances, les enfants, qui n'ont pas obtenu de très bons résultats scolaires, se voient obligés (sauf Annie, qui elle, a excellé à l'école) de suivre des cours avec un précepteur. 
Problème : ce Monsieur Rolland n'aime pas Dagobert, ce qui fait dire à Claude que ce n'est pas un homme bon, et qu'il cache forcément quelque chose. 
Le jour où des papiers importants disparaissent du bureau de Monsieur Dorsel, le père de Claude, les enfants commencent à se demander si la fillette n'avait pas raison. 




Mon avis : Le charme opère toujours, c'est certain. 
Le deuxième tome des aventures des enfants les plus aventuriers de la littérature de jeunesse raconte la création du Club. 
Après un été passé sur l'île de Claude (Le Club des cinq et le trésor de l'île), les enfants se retrouvent de nouveau à Kernach. Mais les vacances commencent par des cours particuliers avec un homme étrange, que tous trouvent sympathique, sauf Claude. 
J'ai aimé l'histoire annexe, qui raconte comment les enfants décident de partir en exploration dans la ferme de Kernach, là où ils trouvent un parchemin sur lequel est dessiné l'accès à un vieux passage secret évoqué dans les légendes qui évoquent Kernach. 
Toutefois, des longueurs se font sentir et le temps est long avant que l'histoire du passage secret ne soit reliée au vol des papiers et à Monsieur Rolland. Au final, seulement une centaine de pages pour que l'aventure prenne vraiment forme. C'est assez dommage, car l'histoire est assez bien ficelée. On suit les enfants dans des souterrains, dans des passages secrets, dans un placard à double fond...
J'ai aimé lire l'entêtement de Claude, qui refuse obstinément d'adresser la parole au précepteur, qui n'aime pas son chien, et qui a fait en sorte que Dago soit puni et contraint à passer ses nuits dehors. Le caractère de chacun s'affirme dès ce tome, avec l'intrépidité de Mick, la sagesse de François et la timidité craintive d'Annie. 
C'est donc un tome très agréable à découvrir ou redécouvrir, et maintenant, je peux dire qu'il ne manque plus aucun exemplaire à ma collection!

lundi 5 août 2013

Des nouvelles de ma PAL # 8

Avant un départ imminent vers l'océan Atlantique, je vous présente ce qui sera mes lectures de ce mois d'Aout. 
En matière de lectures de plage, je reconnais qu'on a fait mieux. 

Mais gros boulot en perspective à la rentrée, donc on se motive! 



Quel sera donc le programme? 
  • Autour du mythe de Don Juan, pour les première L : La Nuit de Valognes d'Eric-Emmanuel Schmitt,  et Le plus bel amour de Don Juan de Barbey d'Aurevilly. 
  • Autour de la question de l'homme, pour les première L toujours : L'utopie de Thomas More et Ethique à l'usage de mon fils, de Savater.
  • Pour les Terminale L : Autoportrait, de Man Ray, et évidemment le recueil Les Mains Libres, de Paul Eluard et Man Ray. 
  • Pour le plaisir, deux livres en total décalage (c'est le moins qu'on puisse dire) avec le programme précédent : Le Club des Cinq, d'Enid Blyton et L'Autre, premier volet d'une trilogie de Pierre Bottero.

J'espère pouvoir écrire un billet sur chacune de ces lectures, mais on va déjà commencer par rattraper le retard accumulé en programmant quelques billets cette semaine. 

mardi 23 juillet 2013

Comment (bien) rater ses vacances, Anne Percin

"Chers vous autres, 
Je suis content que vous alliez tellement bien que vous n'avez pas le temps de penser à nous. Alors, voilà, aujourd'hui, j'ai un truc super important à vous dire au sujet de Mamie : elle s'est barrée en Patagonie avec Florent Pagny. Mais vous bilez pas pour moi, je passe quand même de super vacances grâce aux trois millions d'euros détournés sur un compte suisse que Florent m'a laissés en guise de reconnaissance. Avec, j'ai acheté trois maisons et un hôtel et bientôt je me fais la rue de la Paix. 
Votre fils adoré"


Non, le titre de ce billet n'a rien à voir avec mes propres vacances, rassurez-vous! Quoi que, bosser le programme de Littérature des Terminale L en plein mois de Juillet, j'ai vu mieux, je vous l'accorde! 

Ce titre qui pique la curiosité est celui d'un roman jeunesse que j'ai dévoré. 

percin 

L'histoire : Maxime a 17 ans, et aucune envie de partir en vacances avec ses parents, comme tous les étés. Il va donc suggérer qu'on le laisse aller chez sa grand-mère, où il sait qu'il pourra passer son temps sur l'ordi, sans prise de tête, avec en prime, une Mamie qui lui fera des crêpes et ne sera pas tout le temps sur son dos... Proposition acceptée, Maxime part donc chez Mamie, sa soeur Alice en colo et leurs parents seuls en Corse pour le GR20. 










Mon avis : A première vue, Maxime est un ado comme tous les autres, avec tous les clichés qu'on leur attribue : renfermé, asocial, collé à son écran d'ordi et sans aucune préoccupation pour les autres. 
Mais on s'aperçoit vite que Maxime, c'est un chouette gamin bourré d'humour, qui adore sa grand-mère (qui le lui rend bien), curieux, cultivé et juste un peu perdu dans cette période difficile qu'est l'adolescence. 
Il va cependant avoir l'occasion de montrer qu'il ne s'en sort pas si mal que cela. En effet, si les premiers jours passés chez mamie sont conformes à l'idée que Maxime s'était faite de ces vacances, les suivants seront plus... sportifs. La grand-mère fait un malaise, et est transportée d'urgence à l’hôpital. Le jeune homme se retrouve livré à lui-même, angoissé pour sa grand-mère et en même temps assez lucide pour comprendre les responsabilités qui lui incombent désormais : s'occuper de la maison, de lui, et des affaires de sa mamie. 

J'ai adoré ce roman. On pique des fous-rires toutes les deux pages, et en même temps on s'angoisse autant que Maxime. 
Les bons points de ce roman sont sans conteste sa qualité d'écriture, son réalisme et la tendre relation qui unit Maxime et sa grand-mère. 
J'ai beaucoup aimé le personnage de Maxime, que l'on voit grandir et prendre de l'assurance, face à la situation. Il fait preuve d'une auto-dérision sans limites qui le sauve et dédramatise. Pour calmer l'angoisse, Maxime hurle à tue-tête sur son lit, la guitare de son père à la main, ou écrit des cartes postales imaginaires à ses parents injoignables, comme par exemple les quelques lignes citées en tête de billet. J'en ai pleuré de rire pendant un moment. 
J'aime ces ados délirants, drôles et intelligents, même s'ils sont rares dans les romans jeunesse. L'humour de Maxime me fait penser à celui de Jasper, le personnage d'Erik L'Homme dans la sage A comme Association. Il faut que j'aille demander à ma copine Dan (fan de Jasper aussi!) ce qu'elle en pense! 

Le coeur du lecteur se serre aussi à plusieurs reprises, tant l'état de santé de la mamie est incertain. Ce roman a donc un sujet plutôt grave, mais traité avec finesse, justesse et humour réussi.

Enfin, les vrais plus de ce roman sont contenus non pas dans la narration, mais dans les notes de bas de page et les dernières pages. 
Maxime lui-même intervient en bas de page, pour narguer le lecteur, s'adresser à lui, détournant ainsi l'utilisation première de ces petites notes parfois barbantes. Ainsi, on peut lire alors que Maxime est quelque peu perdu dans le parc de l'hôpital : "Pas la peine de ricaner. Vous aussi, là, vous êtes perdus dans un bas-de-page. Alors? On fait moins son malin!"
Mais il y a aussi LA playlist de Maxime, celle qui l'aide à surmonter la solitude. De vraies pépites se découvrent dans cette liste, des choix plutôt surprenants (dans le bon sens) de la part d'un ado de 17 ans. Des mélodies reviennent aux oreilles, et pour les titres que je ne connaissais pas (parce qu'il y en a...), je n'ai eu qu'une envie, c'est d'aller faire un tour sur la toile pour les écouter.

L'auteur arrive aussi très bien, sans lourdeur, à amorcer le thème qui sera celui de la suite de ce roman. En effet, Maxime commence une relation virtuelle sur un réseau social avec une mystérieuse jeune fille au caractère bien trempé. C'est utile que je vous dise que je vais forcément lire la suite? 

En résumé, un roman jeunesse extrêmement intelligent et bien écrit, très réussi, qui laisse au lecteur une envie de sourire même longtemps après l'avoir refermé. Un roman à coller entre toutes les mains entre deux baignades, surtout celles des garçons ado qui peinent à trouver un roman qui leur "parle". Celui-ci est fait pour eux!

vendredi 10 mai 2013

La maison en petits cubes, Kunio Kato et Kenya Hirata

Quelle belle découverte, que cet album! 

L'histoire : Un vieux monsieur, qui ne veut pas partir de chez lui, est obligé de construire une nouvelle maison au-dessus de l'ancienne chaque fois que l'eau monte et menace d'engloutir son lieu de vie. 
Un jour qu'il poursuit les travaux de sa nouvelle demeure, ses outils lui échappent et tombent au fond de l'eau. Equipé de sa combinaison, le vieux plonge pour les récupérer. Il ne se doute pas qu'il va également plonger dans ses souvenirs, rattrapé par son passé. 









Mon avis : Cet album est un bijou... un bijou de poésie, de douceur, d'émotion...
J'ai tout de suite été happée par l'aquarelle, le dégradé de couleurs des illustrations, et l'univers créé grâce à ce procédé. Le dessin est léger, les contours peu marqués, comme si les couleurs se fondaient les unes dans les autres. Une atmosphère très onirique, en fait.
Le vieux monsieur est attendrissant, lui aussi. On le sent résigné, mais déterminé à ne pas quitter "ses" maisons. Sa plongée va le ramener des années en arrière, et faire remonter en lui les souvenirs de sa vie quand sa femme était encore là. Il décide de descendre toujours plus loin, et au fur et à mesure qu'il s'enfonce encore plus profondément sous l'eau, les souvenirs affluent. Le mariage de sa fille, les premiers pas de celle-ci, la construction de la première maison, et sa demande en mariage... Une rétrospective pleine d'émotions pour le lecteur, qui tourne les pages délicatement, comme pour ne pas briser le charme.
Contrairement à ceux qui avaient découvert en premier le court métrage qui a inspiré cette histoire, j'ai d'abord lu l'album de Kunio Kato, et ensuite visionné la vidéo de Kenya Hirita. L'effet est le même, la magie opère toujours et l'album rend vraiment hommage au film, en conservant la même atmosphère, les mêmes couleurs et la même tendresse.


En résumé, une plongée dans un magnifique univers, et une bien belle découverte!

dimanche 5 mai 2013

Les trouvailles du grenier

Aller faire un tour dans la maison de papy-mamie, pour vider et nettoyer un meuble que ma soeur récupère, c'est gagner en prime un petit tour au grenier juste parce que ça fait une éternité que je n'étais pas montée là... 

Ledit grenier ayant été rangé et nettoyé en vue d'une visite de la maison, j'ai découvert des trésors, des livres... 
Oui, mais pas n'importe lesquels! De petites merveilles! 

D'abord, une petite série de la Bibliothèque verte, comme je pouvais les dévorer plus jeune. Il manque même un Jules Verne dont la couverture a eu besoin d'un petit coup de jeune (et de colle, surtout). 











Ensuite, deux ouvrages d'une collection que je ne connaissais pas, la Sélection jeunesse, qui proposait visiblement des livres adaptés à l'âge des jeunes lecteurs, catégorises entre les minimes, les cadets et les juniors (non, non, on ne parle pas de sport) 









Un grand classique ensuite, lu et relu depuis toute gamine : 

















Mais pour moi, les plus belles trouvailles sont les dernières : deux magnifiques livres contenant des pépites : 


- le rouge contient quatre histoires connues (comme Alice au Pays des merveilles ou Le Dernier des Mohicans)
- l'autre est une mine de pépites : un recueil de contes, une pléiade d'auteurs à redécouvrir. Un conte de Victor Hugo, un de Fénelon, un de Nerval (pour ne citer qu'eux!) se sont glissés entre Andersen et Dickens, le tout magnifiquement illustré. J'ai littéralement craqué! 






Et le must du must, c'est que cet ouvrage avait été offert à ma maman par la commune en récompense de son excellent travail scolaire.

samedi 12 janvier 2013

Les âmes croisées, Pierre Bottero

Plus de trois ans après son décès, je découvre encore des trésors dans l'oeuvre de Bottero. 



L'histoire : Nawel est la fille d'une grande famille d'Anktor, la ville des Perles, les puissants. Dans quelques jours, elle devra formuler son voeu, celui de la Robe qu'elle s'est choisie et souhaite porter. Elle peut choisir porter la Robe des Scribes, des Gouvernants, des Historiens, mais elle envisage la Robe des Mages, l'une des plus importantes des neufs cités. 
Un jour, Nawel et ses amis, Ergaïl et Philla sont attaqués par surprise, mais s'en sortent grâce à l'intervention d'une Armure, représentant de la dixième cité. Nawel est fascinée par cette apparition. 
Lorsqu'elle raconte l'attaque à ses parents, elle est loin d'imaginer que cet incident va avoir de telles répercussions. Ses parents et ceux d'Ergail paniquent, lui cachent des choses, et insinuent que leurs destins sont liés. 
Nawel, comprenant que ses parents veulent la marier avec Ergail, et que son avenir est planifié d'avance, décide de tout changer. 
Lors de la cérémonie des vœux, elle exprime un voeu totalement différent de ce que tout le monde attend d'elle... 




 Mon avis : Encore une fois, j'ai basculé dans un autre univers, je me suis laissée piéger par l'écriture de Bottero. 
J'ai aimé le décor planté par Bottero, qui sait si bien me faire voyager, entre mondes inconnus, balades à cheval et créatures étranges. J'aime sa façon de créer, en quelques pages, une communauté attachante, un univers magique mais qui semble si réel à la lecture... Fouillé, détaillé, minutieux... 

J'ai aimé ce récit initiatique, qui fait grandir Nawel. J'ai particulièrement apprécié ce personnage, car, au départ, elle est loin d'être une jeune fille douce et aimante. Sa jeunesse dorée parmi les riches lui confère un caractère fougueux, mais également méprisant et orgueilleux, notamment envers le peuple Cendre, soumis aux Perles. Nawel n'est pas un personnage lisse, et elle a des choses à se faire pardonner. Elle cache un secret qui lui empoisonne l'existence et qui est en grande partie à l'origine de son changement de vie. 
C'est amusant de voir que Bottero a un faible pour les personnages féminins (Ewilan, Ellana, et Nawel) qui deviennent à chaque fois des héroïnes, des femmes fortes, mais très humaines et vulnérables parfois. 

J'ai aimé les liens qui se tissent entre les personnages, laissant des portes ouvertes à une suite que Bottero n'aura pas eu le temps d'écrire. Mais mon petit doigt me dit qu'il aurait lui aussi aimé l'idée qu'on puisse laisser libre court à notre imagination pour l'écrire nous-mêmes, cette suite. 
J'ai aimé tout ce que la décision de Nawel engendre. Elle ouvre la voix à Ergail et Philla, leur donnant l'impulsion qui leur manquait pour faire la même chose qu'elle : prendre son destin en main.
J'ai aimé la couverture, aussi. Gilles Francescano a su mettre des couleurs sur les mots de Bottero, comme les autres illustrateurs l'avaient fait pour les autres mondes sortis de l'imagination de l'auteur.

En résumé, Bottero a su m'émerveiller encore une fois, vraiment. Je ne saurai jamais ce qui me touche tellement dans ses romans, mais le fait est que je n'ai encore jamais été déçue. Toutes ses oeuvres sont de petits bijoux, qui m'enchantent.

vendredi 9 novembre 2012

A comme association, tome 8, Le regard brûlant des étoiles, Erik L'Homme

Hier soir, j'ai achevé la lecture du dernier tome de la saga de Pierre Bottero et Erik L'Homme, A comme Association. Et mon dieu que c'est dur de se dire que le huitième sera le dernier... 





L'histoire : La fin du tome 7 laissait Jasper face à une révélation de taille concernant un de ces proches. Ce tome est donc consacré à la recherche de réponses aux questions que se pose l'Agent stagiaire, sur lui-même, sur son avenir au sein de l'Association... 







Mon avis : J'ai attendu ce livre avec beaucoup de curiosité, d'impatience, de fébrilité, tant j'étais à la fois heureuse de retrouver cet univers et ces personnages et tristounette de savoir que je ne les reverrai plus. 
C'est donc avec une immense surprise (mais bonne, la surprise!) que j'ai découvert que ce tome faisait 400 pages, soit plus du double des autres. Erik L'Homme aurait-il décidé de nous gâter pour finir en beauté? 
A l'évidence, oui... Encore un joli titre, tout plein de poésie, et une citation en guise de prologue. 
On retrouve Jasper, Walter et Mlle Rose à l'enterrement du Sphinx. Toute l'Association est réunie, les agents auxiliaires, Jules, Nina, mais surtout Fulgence, le chef du bureau parisien, avec lequel Jasper va avoir une altercation. 
En fait, le bureau va mal, et Walter et Rose en arrivent à douter de la loyauté de ses membres. Ca, c'est la première partie de l'histoire. 
De son côté, Jasper, pour aider au mieux l'Association, va devoir trouver des réponses, enfin connaître qui il est vraiment. Une chose est sûre, il n'est pas au bout de ses surprises. Heureusement, Jasper garde son humour légendaire, et comme il a grandi, mûri par rapport au premier tome, il fait également preuve d'une certaine philosophie qui lui permet de garder son calme, de prendre les choses avec zénitude et confiance.

J'ai aimé retrouver les personnages des premiers tomes, de Fafnir le sortilège espion à Madame Deglu, la joueuse de bingo du premier étage, en passant par Nacelnik, l'amoureux d'Ombe, Erglug et Arglaé, les trolls...
J'ai aimé la progression de l'intrigue, que les pièces du puzzle se mettent peu à peu en place jusqu'à une fin cohérente et bien menée.
Je n'ai pas pu m'empêcher de trouver des clins d’œil, des références à Bottero, à tort ou à raison, d'ailleurs, mais du coup, j'ai lu ce livre avec beaucoup d'émotion. 
J'ai aimé par-dessus tout la fin, pleine de poésie, comme aurait pu l'écrire Pierre Bottero, en fait. Purée que c'est émouvant! 
Erik L'Homme a fait de son personnage un jeune homme plein d'humour, comme lui l'a créé, et aussi très rêveur, comme Bottero aurait pu le faire. J'ai aimé cette alchimie toujours présente entre les deux auteurs, et découvrir les liens encore plus forts entre leurs deux protagonistes.
J'ai trouvé ce tome, comme les précédents, très rythmé, avec des rebondissements que l'on attend pas forcément, et il permet d'achever très brillamment cette saga. 
Enfin, j'ai particulièrement apprécié l'évolution du personnage de Jasper et son nouveau rôle (celui-là peut-être un peu prévisible) au sein de l'Association : un statut qui lui va comme un gant! 

En conclusion, un dernier opus qui va combler les lecteurs de cette saga à succès, car il met en place une fin pensée, construite, et cohérente. Aucun détail n'est négligé et les choix opérés respectent l'univers de la série. 

vendredi 18 mai 2012

Tout doit disparaître, Mikael Ollivier

L'histoire : Hugo a des parents profs de français qui ont décidé de tenter l'expérience de l'enseignement à l'étranger. Les voilà parachutés sur l'île de Mayotte, où la chaleur accablante et les petites bestioles sont leurs premiers soucis mais pas les derniers. Ici, tout est différent, le climat, la culture, la façon de vivre... Hugo a du mal à s'y faire et porte un regard curieux sur les gens de l'île et amusé sur les expat', comme on dit. Hugo va vivre quatre ans, ses années d'adolescence, loin de ses racines du Nord de la France. Il va tout découvrir, jusqu'à l'amour qui va lui valoir un retour prématuré en France. 
Le choc du retour en France pour Hugo va s'avérer encore plus difficile que son adaptation à Mayotte. Il ne supporte plus rien, et surtout pas la folie de surconsommation des français. Très vite, Hugo se rebelle et part en guerre contre toute cette frénésie d'achats, ces pubs qui envahissent son environnement, bientôt contre toute sa famille et leurs habitudes.





Mon avis : ce roman m'a été offert par une personne qui a eu un vrai coup de cœur pour ce bouquin. J'étais un peu sceptique au début, car toutes les œuvres de cet auteur que j'ai déjà lues ne m'ont pas toutes convaincue.
Je dois dire que j'ai moi aussi beaucoup aimé cette histoire. Surtout la première partie. 
J'ai aimé découvrir Mayotte en même temps qu'Hugo, ressentir ses émotions, m'amuser de sa complicité critique avec Françoise, française qui a fait sa vie à Mayotte. 
J'ai aimé voir ce personnage grandir, se poser des questions, sur les mahorais, sur ses parents, sur les différences culturelles... Ce roman ébauche pourtant à peine la réflexion sur la différence des cultures, mais touche du doigt ce qu'il y a de plus concret pour un adolescent qui se cherche. 
En revanche, j'ai un peu moins aimé la seconde partie du roman, lorsque Hugo rentre en France. Je n'ai pas bien saisi la révolte de l'adolescent, enfin, le degré grandissant de cette révolte, surtout, au point qu'Hugo se marginalise peu à peu. Je n'ai pas adhéré à cette partie car je ne l'ai pas trouvée très réaliste, en fait. J'ai compris l'intérêt du sujet, cette remise en question de notre société de consommation, de questionner le lecteur sur ses propres habitudes consuméristes, mais je l'ai trouvée exagérée.
Toutefois, ce roman est vraiment très bien écrit, très rythmé, et il se lit presque d'une traite. Cela faisait longtemps que je n'avais pas lu un roman de littérature de jeunesse si bien fichu et intelligemment écrit. 


jeudi 19 avril 2012

A comme Association, Car nos coeurs sont hantés, tome 7, Erik L'Homme

L'histoire : Jasper continue de chercher Mademoiselle Rose et Walter, dont il n'a plus aucune nouvelle. Il part avec Nina sur les traces d'un chamane inquiétant, poursuivi par des mercenaires, mais qui semble savoir où se trouve Walter. 
Il ne sait pas encore à quel point sa vision de l'Association va changer.










Mon avis : Encore plein de rebondissements, dans ce tome, mais on sent que la fin approche. 
Ce que j'ai aimé (hormis le fait que l'auteur a dédicacé mon exemplaire, hein!), c'est le style d'Erik L'Homme qui fait qu'on ne voit arriver aucune des situations auxquelles Nina et Jasper sont confrontés. 
J'ai aimé aussi en apprendre davantage sur l'histoire de l'Association et le passé de ses membres. 
J'aime de plus en plus le personnage de Jasper, mais ça je l'ai déjà dit, je crois! 
J'aime aussi découvrir des choses sur Nina, qui n'est finalement pas si nunuche que je le pensais, et dont le pouvoir se révèle assez... étonnant! 
J'aime encore une fois la forte présence d'Ombe, qui est plus liée que jamais à Jasper. 
Enfin, le rebondissement final laisse présager un tome 8 exceptionnel. Je suis restée bouche bée en lisant les dernières lignes! Tout ce que je peux vous dire, c'est que vous n'allez pas en revenir! Tout l'univers de Jasper va en être remis en question...

mercredi 19 octobre 2011

Conspiration 365, Janvier, Gabrielle Lord



L'histoire : Cal Ormond, un jeune lycéen de quinze ans, passe son premier 31 décembre sans son père, qui est mort d'une mystérieuse maladie qui attaquait son cerveau. Ce jour-là, il reçoit un terrible avertissement; un homme croisé dans la rue lui adresse ces mots : "ils ont tué ton père, ils te tueront".
Le soir même, Cal manque de se noyer lorsque le bateau dans lequel il se trouvait avec son oncle Ralf, le frère jumeau de son père, chavire. Coïncidence?
Cal va alors découvrir que son père avait découvert un secret concernant sa famille, un secret qu'il doit percer, mais visiblement, il n'est pas le seul à s'y intéresser... Son oncle lui-même a l'air d'en savoir plus qu'il ne le dit...


Mon avis : J'ai passé un bon moment, avec ce court roman.
D'abord, j'aime toujours beaucoup ce que publie Rageot en général. En outre, je me suis laissée tenter par le concept de cette série en douze volumes, un pour chaque mois de l'année. Voilà les raisons qui m'ont amenée vers ce livre, que j'avais pourtant repéré depuis plus d'un an maintenant.
J'ai aimé l'organisation du livre, qui se présente à la manière d'un journal intime, mais qui ne relate que les jours importants pour le héros.
Très vite, on est embarqué avec Cal dans cette aventure incroyable, qui va le mener à douter de sa propre famille. L'ado est touchant lorsqu'il évoque son père décédé, et, même s'il ne comprend pas grand-chose aux dessins qui lui sont adressés, il n'hésite pas une seconde à se lancer dans la découverte de ce que son père cachait. Toutefois, on sent bien que le roman est centré davantage sur l'action que sur la psychologie du personnage. C'est dommage, j'aurais aimé voir Cal prendre de l'épaisseur, au fil du livre. Peut-être est-ce un choix de l'auteur, après tout elle a douze tomes pour nous dire qui est vraiment son héros.
Ce roman est très rythmé, plusieurs rebondissements surprenants nous entaînent dans la course folle de Cal, et on ne s'ennuie pas. Malheureusement, on passe très vite sur chaque épreuve vécue par Cal, et, alors qu'il vit des choses marquantes, l'ensemble n'est pas creusé, approfondi. On reste à la surface et c'est dommage.
Néanmoins, le personnage est attachant, l'intrigue intéressante, on se prend facilement au jeu : mais quel rôle l'oncle Ralf joue-t-il exactement dans cette histoire? Gentil ou méchant, l'oncle?

Forcément, le premier tome amène à la fin son lot de suspense, laissant Cal dans une situation plus que périlleuse. Evidemment, hein, sinon, on n'irait pas lire la suite.
Justement : maintenant que je suis embarquée dans cette série, je pense que je continuerai un peu, histoire de voir si le personnage et l'intrigue gagnent en profondeur. En espérant ne pas être déçue par la suite, et que les douze volumes vaudront le détour, sinon... Je n'aimerais pas découvrir que cette série est un piège, une simple entourloupe commerciale, comme il y en a tant.

dimanche 25 septembre 2011

Deux nouvelles récrés

Oh mon Dieu, pas de billet depuis presque quinze jours, je suis morte de honte, là.

En ce dimanche ensoleillé, je prends le temps de vous faire découvrir les deux nouveaux blogs que j'aime visiter.

Tout d'abord, voici Lectures de jeunesse, un bébé blog d'une semaine à peine, créé par une des toutes premières personnes que j'ai connues en arrivant ici. Cinq ans déjà... et ce n'est que maintenant qu'elle se lance sur la blogosphère, en vous proposant ses conseils de lecture, de littérature de jeunesse essentiellement.

Ensuite, si vous êtes des fidèles de Mille et une pages, le blog de ma copine Stéphie, vous connaissez surement Noukette. C'est grâce à Stéphie que j'ai connu La bibliothèque de Noukette, mais c'est elle surtout, qui est venue laisser ses premiers commentaires ici avant que je n'aille fureter chez elle.

Vous pouvez retrouver des liens vers ces deux blogs dans la colonne de droite. Bonne visite!

Et pour continuer dans la détente, je vous laisse avec un aperçu de mon programme de l'après-midi!

samedi 30 juillet 2011

Fantômette et la couronne, Georges Chaulet

Un retour en enfance, ça vous tente?


L'histoire : Les trois copines, Françoise, Boulotte et Ficelle sont amenées à travailler pour un journal, avec l'aide du journaliste Oeil de lynx. Les voilà parties pour le royaume de Bravibravo, pour assister au couronnement du régent Tyrannos.

Mon avis : Pauvre Fantômette! elle n'a pas aussi bien vieilli que ses amis du Club des cinq, dont je dévorais les histoires à peu près à la même période. Où est-ce moi, qui vieillis mal? 
Que de lourdeur et de lenteur...
D'abord, les personnages : les bourdes et les fautes de français à répétition de la grande Ficelle m'ont à peine donné le sourire, tandis que le journaliste Oeil de Lynx (mais c'est quoi ce nom?), lui, m'a agacé par sa passivité. Oui, faire un reportage accompagné de trois jeunes filles totalement inexpérimentées en matière de journalisme lui parait tout à fait normal.
Ensuite, le style de Chaulet : ouch... la douche froide... Je ne me souvenais pas que même dans la narration, il était adepte des jeux de mots et des tournures lourdingues. Exemple : "Elle traverse un bois principalement composé de quelques arbres et accessoirement de divers autres". Ah oui, j'avais prévenu, ça fait mal, hein? Je me console en pensant que, petite fille, j'ai dû trouver ça chouette.
Enfin, l'histoire : à mon avis, ce n'est pas la meilleure de la série. En effet, le personnage de Fantômette arrive à l'occasion d'un déguisement de Françoise (donc les protagoniste savent que c'est Françoise sous le déguisement) et sa première apparition n'occasionne pas l'effet de surprise qu'il me semble qu'il y a dans les autres tomes. L'histoire se met en place longuement, car on part de l'annonce à Ficelle de sa participation au reportage, jusqu'au voyage en bateau qui les mènera jusqu'au Bravibravo.
Toutefois, la seconde partie du livre est nettement meilleure, puisque centrée sur Fantômette elle-même, et son enquête. Il se passe plus de choses, et on apprend ce que cache le terrible Tyrannos et pourquoi Fantômette va devoir empêcher qu'il soit couronné.

J'ai lu ce livre avec l'envie d'y retrouver ce qui me passionnait petite fille, et, même si je ne l'ai pas forcément retrouvé, j'ai passé un moment sympathique, sans plus, à cette lecture. Je vais peut-être attendre, alors, avant de me lancer dans une collection des oeuvres de la justicière masquée, à l'image de mon intégrale du Club des cinq!  



samedi 25 juin 2011

Pensées de Manon D sur moi-même, et quelques autres sujets, Sophie Dieuaide

"C'est compliqué, ma famille... "

Découvert sur Mille et une pages, le blog de ma copine Stéphie, ce petit bijou n'a pas mis longtemps à rejoindre ma PAL ni longtemps à être dévoré.


L'histoire : Manon a 14 ans et a une vision de la vie, la sienne et la vie en général, plutôt juste. Elle consigne ses réflexions dans un petit cahier, en l'illustrant de sympathiques dessins. La rentrée, les vacances en Normandie avec son père et sa nouvelle famille, les crises d'hystérie de sa mère, les copines, et la rencontre du neveu des voisins, tout y passe.

Mon avis : Le regard que Manon porte sur sa mère, son père et sa nouvelle femme, son demi-frère et la fille de la nouvelle femme de son père (vous suivez toujours?) est acerbe, caustique et plaisant. J'ai dévoré les 200 pages, vraiment.
Les dessins de Manon apportent une fraîcheur remarquable et malgré ses déboires, Manon fait preuve d'une auto-dérision qui force l'admiration.
J'ai beaucoup aimé ce personnage, touchant, trouvant difficilement ses marques, naviguant avec diplomatie entre ses parents, et j'ai trouvé que ce roman portait avec beaucoup de vérité le quotidien des enfants de divorcés. La relation qui existe entre Manon et son demi frère est pleine d'espoir, car finalement, la famille, toute recomposée qu'elle soit, reste la famille, et Manon s'accomode de la sienne, tant bien que mal.
Une mention spéciale au roman-photo de Brandon et Paméla, imaginé et réalisé par Manon en vacances, qui m'a valu un méga fou-rire à sa lecture!
J'ai beaucoup aimé aussi le fait que les tracas d'ados ne tombent pas dans le pathos. Pour le coup, l'humour de Manon fait qu'on ne se lasse jamais de son quotidien.
Un petit bijou que cette histoire-là, un sacré coup de coeur, même, alors n'hésitez pas!