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samedi 24 janvier 2015

13 à table, collectif






Le principe : 13 écrivains se sont prêtés au jeu pour la bonne cause. Chacun a écrit une nouvelle au profit des Restos du Cœur, pour laquelle seule la thématique était imposée : le repas. 












Mon avis : un recueil qui se picore comme on veut. Faut juste pas être superstitieux.
On peut sagement choisir de commencer par l'entrée et tout dévorer d'un coup, ou préférer l'apéro dinatoire et piocher dans ces textes un peu au hasard. Et c'est un chouette principe. 
J'ai pour ma part préféré jouer la carte de la gourmandise : j'ai gardé mes préférés pour le dessert. 

13 nouvelles, ça veut dire 13 découvertes et 13 style différents. Si on reconnait aisément le "pâte" de certains (Musso, Werber), d'autres sont des surprises. 
Par exemple, la nouvelle "Mange le dessert d'abord" de Gilles Legardinier m'a émue aux larmes. Etrange, quand on a passé un été écroulée de rire sur son "Demain j'arrête". Bonne dégustation aussi pour "Fantôme", de Musso : malgré le manque de surprise dans le choix de l'intrigue, il a piqué ma curiosité.

Ce recueil m'a permis de découvrir Agnès Ledig ou Alexandre Lapierre, qui m'ont fait passer un bon moment. En revanche, "Dissemblance" de Marc Levy est pour moi une histoire décevante, très moralisatrice, un peu lourde. Pourtant, je suis assez bon public de ses romans, en général.

Dans l'ensemble, ce recueil est très plaisant, à l'image des nouvelles d'Eric Emmanuel Schmitt et de Franck Thilliez qui plongent respectivement le lecteur dans le quotidien d'un sans abri ou au milieu d'ours affamés.
Pourtant, en refermant le recueil, une impression persiste tout de même : elles ne sont pas franchement très optimistes, ces nouvelles. Et même si ça reflète la morosité ambiante actuelle, c'est un peu dommage. 

Enfin, mon coup de coeur va à la nouvelle de Maxime Chattam, qui est tout bonnement terrifiante. J'en frémis encore. 

J'avais trouvé le principe assez sympa, et j'ai passé un agréable moment.



samedi 15 janvier 2011

Quand les livres ont des elles, cinquième session

Après quelques empêchements, revoilà notre chaîne Quand les livres ont des elles, pour la dernière session.


Cette fois-ci, j'ai eu à lire


L'Histoire : la famille Durrel vit en Angleterre, mais se lamente du temps qu'il y fait, maussade, froid et gris. Ils décident donc tous, sur une idée de l'un des garçons, de partir vivre sur l'ïle de Corfou. Gérald Durrel nous raconte alors leur périple et ses occupations de petit garçon, à savoir la vie des petites et grandes bestioles qu'il rencontre lors de ses promenades.

Mon avis : Je suis extrêmement ennuyée d'avoir à le dire, mais je n'ai pas eu le courage de terminer ce livre. J'ai déjà eu beaucoup de mal à aller jusqu'à la moitié du roman, et je me suis découragée.
Peut-être parce que la période pendant laquelle j'ai commencé ce roman n'était pas pour moi une période de lecture intense, si bien que j'ai eu du mal à rentrer dans beaucoup d'autres oeuvres.
Je dois tout de même reconnaître que les personnages sont tous atypiques et ne laissent pas indifférent, et j'aurais peut-être pu continuer à découvrir leur histoire.
Seulement voilà, entre chaque passage traitant de la famille du narrateur, il y a la "comparaison" qu'il établit entre le comportement des membres de sa famille et celui des petites bêtes qu'il cotoie. Ce sont ces passages-là qui m'ont découragée, en fait. J'admire la rigueur scientifique de l'auteur et sa passion pour la nature transparaît vraiment dans ce qu'il écrit. Mais je n'ai pas du tout accroché. J'avoue que le chapitre "un trésor d'araignées" m'a été fatal. Je ne suis pas arachnophobe, pas du tout (demandez à ma frangine...), mais toutes les dix lignes, je me suis mise à scruter les murs et le sol, persuadée de voir apparaître les pattes velues d'une araignée.
J'avoue avoir été déçue aussi par ce qu'annonçait la quatrième de couverture, assurant que ce roman était devenu "un classique de l'humour anglais". Je ne connais pas bien l'humour anglais, mais dans ce roman, je n'ai pas souvenir d'avoir relevé une trace d'humour anglais... mais je ne l'ai surement pas reconnu.

Je suis donc bien désolée de dire que je n'ai pas vraiment apprécié ce roman. J'ai tenté de mettre des mots sur mes impressions, j'espère y être arrivée sans être trop sévère.

Maintenant, je vais m'empresser d'aller voir les billets des copines, sur leur blog respectif :
  • Chez Eloah sur Bulles et Bidouilles, retrouvez son billet sur L'Education d'une fée, de Didier Van Cauwelaert , et celui de notre VIP, Henriette, sur Peut-être une histoire d'amour de Martin Page
  • Chez Dan, sur En secret, retrouvez son avis sur Le roman de Monsieur Molière, de Mikhail Boulgakov
  • Chez Rafafa, sur Bricoles et vadrouilles, lisez son article sur Les courriers de la mort, de Pierre Magnan.
  • Chez Gio, sur Notes de chevet, vous saurez ce qu'elle a pensé de Le Cimetière des fous, de Dan Frank
Ouf, il est 23h54 et j'ai (presque) terminé ce billet. Je voulais simplement dire un grand merci à Eloah pour cette merveilleuse idée, et à toutes les participantes, pour cette fabuleuse année de lecture passée en leur compagnie! Merci les copines!

dimanche 7 mars 2010

"Quand les livres ont des elles", première lecture

Aaaaaahhh, enfin du nouveau sur ce blog qui a pris un retard fou, il était en loooooongues vacances!

Mais je ne suis pas peu fière de me remettre à la rédaction d'articles avec aujourd'hui le retour de la chaîne de livres à laquelle je participe, autrement dit :


Et cette première lecture pour moi fut une vraie découverte, car je ne connaissais pas du tout ni l'auteur, ni l'oeuvre. Vous attendez peut-être que je vous dévoile qui m'a gentiment envoyé ce roman??? Eh ben non, il faudra attendre! Nous savons garder le mystère, nous, sur la blogosphère!
Mais laissez-moi vous présenter ma première lecture au sein de ce défi.

Il s'agit de

Un polar, donc. Oui, mais pas n'importe quel polar. Un polar atypique.
Dans une petite bourgade de Provence, un homme, Emile Lencenat, a eu l'idée saugrenue de creuser et préparer sa tombe lui-même. Il mène son projet tranquillement jusqu'au jour où il découvre, contre la porte du cimetière, une boite aux lettres. La curiosité est trop forte : il passe sa main dans la fente, et en retire une lettre, cachetée, adressée, mais pas timbrée. Une lettre qui n'est jamais arrivée à son destinaitaire, voilà un affront que cet ancien facteur ne peut supporter. Il achète donc un timbre et poste cette lettre dans la foulée.
Seulement voilà, quelques jours plus tard, la femme à qui était adressée cette lettre, est retrouvrée assassinée chez elle, dans d'étranges circonstances.
L'enquête est confiée à un juge, qui ne tarde pas à faire appel à Laviolette, un policier en retraite, car l'affaire semble ardue.
Bientôt, d'autres meurtres ont lieu, tous liés au premier.

Je ne dévoile pas plus l'histoire, pour que les lectrices suivantes n'en sachent pas trop d'avance.

Lire ce livre, ce fut pour moi découvrir un genre de polar que je ne connaissais pas : celui du polar qui ne se perd pas dans des rebondissements incongrus, qui n'est pas sanglant, où l'enquête avance pas à pas, au fil des recherches de Laviolette.
Lire ce livre, c'est aussi plonger dans l'histoire d'une famille d'abord, d'une région ensuite, et de l'attachement de l'auteur à cette région. Les personnages sont tous uniques, originaux et leur psychologie est approfondie.
Lire ce livre, c'est enfin découvrir un style, une écriture fine, sensible, poétique, entièrement vouée à la découverte de la Provence, si chère à l'auteur.
C'est donc un roman touchant. Même si parfois, je me suis un peu perdue dans les decriptions qui coupent un peu l'avancée de l'enquête (ou comment titiller le lecteur et lui donner envie de continuer), je me suis laissée porter. Au début, je n'arrivais pas à rentrer dans cette histoire, probablement parce que ce genre de roman était un peu loin de moi, mais il y a eu un déclic (je ne peux pas vraiment expliquer à quel moment sans trop en dire), et j'ai presque lu d'une traite la seconde moitié du livre.

Un bémol toutefois pour une des scènes finales qui m'a semblée décalée par rapport à l'atmosphère de toute l'oeuvre, mais ce fut une agréable découverte. 

Je crois sincèrement que je n'avais plus lu depuis un moment un roman alliant psychologie minutieuse des personnages, poésie de l'écriture, précision des descriptions (un peu comme un retour au XIXème avec Balzac, Flaubert et les autres...) et qui fait en même temps place à une enquête rondement bien menée et originale.



En attendant de découvrir le second volet de cette chaîne, quand les livres auront été redistribués, je vous propose d'aller faire un tour en même temps que moi sur les blogs des participantes à cette chaîne. J'ai joué les curieuses en allant relever chez les copines les titres des bouquins qu'elles ont lus et chroniqués, et je retourne de ce pas lire leurs billets en entier.
Ainsi, vous trouverez :
Chez Eloah, sur Sucrez, Salez, Lisez , un billet sur Peut-être une histoire d'amour, de Martin Page
Chez Rafafa, sur Bricoles et vadrouilles, un billet sur Ma famille et autres animaux, de Gerald Durrell
Chez Gio, sur Notes de Chevet, un billet sur Le Roman de Monsieur de Molière, de Mikhail Boulgakov
Chez Dan, sur En secret, un billet sur L'éducation d'une fée, de Didier van Cauwelaert et un billet sur Le Cimetière des fous, de Dan Franck, rédigé par Henriette, notre invitée, qui a invité sa plume chez Dan, pour cette première lecture.