dimanche 1 janvier 2017

Belle année 2017!

En ce premier jour de l'année, il est grand temps de réveiller ce blog pour vous souhaiter une très belle année 2017.
Qu'elle soit pour vous synonyme de sérénité, de joie, de bonheur, de santé et de bien-être pour vous, et pour tous vos proches.
 
Et comme c'est aussi dimanche, il s'agissait de bien le sauver (sur une idée toujours géniale de Laurie!), pour bien commencer l'année.
C'est chose faite avec une gourmandise spéciale "lendemain de fête quand il fait tout pourri dehors".
 
Chocolat chaud sucré à la meringue maison de Ludivine, la pâtissière qui nous a régalés hier soir : juste parfait pour cocooner sur le canapé et laisser filer la journée en douceur.
 
 

lundi 5 décembre 2016

(Une photo, quelques mots # 74)

 
                                                                        © Leiloona
 
- Non mais c'est quoi cette plage?
Les trois amies observaient, figées, l'étendue verte et gluante qui leur barrait le passage vers l'eau claire et calme.
- C'est moi ou ça pue?
Après quelques déboires pour trouver leur maison de location, plusieurs détours en voiture pour enfin parvenir à prendre cette rue à sens unique dans le bon sens, voilà qu'elles découvraient une plage peu ragoûtante. Leur deuxième semaine de vacances commençait bien!
- Y'a pas moyen, je me baigne pas là.
- Bon, on n'est pas obligé de se baigner, on peut peut-être quand même s'installer...
 
Alors leur petit rituel commença. Carine étendit son immense serviette, en roula une deuxième sous sa tête et s'étendit de tout son long, en poussant un soupir de satisfaction. Sylvia, à qui il fallait un peu plus de confort, déroula d'abord sa natte à rayures orange et rouges, avant d'y poser sa serviette, d'un jaune éclatant. Françoise, la maman de Carine, avait déjà ouvert siège pliant, parasol et magasine, tout en tordant le nez aux effluves qui lui parvenaient.
Cinq and déjà qu'elles partaient en vacances ensemble, la dernière semaine d'Aout, qu'elles partageaient courses au marché, shopping, restaus, et farniente sur les plages de Saint Palais.
Cette année, Carine avait eu envie de changement. Mais pourquoi donc? songeait Sylvia, alors que la douce senteur de son spray solaire masquait tant bien que mal l'odeur prononcée d'algues en décomposition brûlées par le soleil.
 
Une demi-heure plus tard, elles prirent leur courage à deux mains, pour gagner l'eau qui les tentait. Les algues desséchées crissaient sous leurs pieds, tandis que les autres, masse visqueuse et glissante, manquait de les faire tomber.
- Je vais vomir, dit Sylvia.
 
La baignade leur fit le plus grand bien. Débarrassées de la barrière verte, seul l'air du large leur parvenait. L'océan, tellement tranquille, les apaisait.
 
De retour sur leurs serviettes, Carine remarqua que son téléphone avait sonné. Un message de son frère, qui demandait si elles étaient bien arrivées. La conversation s'engagea, avec celui qui connaissait bien les lieux, pour y avoir séjourné l'été précédent. Carine ne put s'empêcher de mentionner les algues de la plage de La Brée Les Bains. La réponse de ne fit pas attendre : "Cette plage pue la vieille moule."
Cette remarque délicate leur valut leur premier fou-rire de la journée.
Finalement, il ne s'annonçait peut-être pas si mal, ce séjour sur l'île d'Oléron...
 

Un très chouette souvenir de vacances, pour cette photo qui m'en a rappelé plein! Merci Leiloona!
 

dimanche 4 décembre 2016

Sauvez votre dimanche # 41

Avant d'évoquer ce dimanche qui n'est pas terminé, il me faut vous parler de mon dernier week-end parisien.
 
J'ai assisté à une pièce de théâtre de malade, une spectaculaire performance d'une heure trente, par trois comédiens qui ne disent pas un mot.
Ca s'appelle Bigre, c'est au théâtre Tristan Bernard, et c'est démentiel.
 
 
Un décor particulier (trois chambres de bonnes recréées se partagent l'espace), un espace de jeu réduit pour les comédiens (qui se déplacent sur à peu près deux mètres carrés chacun), une succession de scènes loufoques et hilarantes, parfois en interaction entre les comédiens... un régal pour les yeux qui ne savent plus où se poser, et beaucoup de poésie aussi dans le déroulement de l'histoire. Parce que oui, même sans paroles, il y en a une.
J'en reparle bientôt.
 
Aujourd'hui, après une mâtinée de boulot, j'ai fait mon sapin : tout en blanc et décoré grâce aux merveilles de ma boutique préférée, Le Bois des fées. Chaque année, j'y trouve des nouveautés divines :
 



 


Voici comment j'ai sauvé deux dimanches, sur une idée de Laurie!

mercredi 23 novembre 2016

Patients, Grand Corps Malade, Medhi Idir

Le Festival du film, dans ma ville, c'est l'occaz' de voir de films en avant première.
Et celui-là, je ne pouvais pas le rater.
 
 
 
L'histoire : Benjamin, 20 ans, se réveille tétraplégique incomplet après un stupide accident, à l'hôpital, avant d'être transféré dans un centre de rééducation. Benjamin y rencontre des jeunes comme lui, se soigne et se retape, espérant retrouver une vie normale.
 
Mon avis : Si vous aviez aimé le livre de Grand Corps Malade, ce film est pour vous.
Pour ceux qui n'ont pas lu Patients, allez voir le film quand même. Vous profiterez de la sensibilité et de l'humour des dialogues de GCM, et des superbes images de Medhi Idir.
 
Un film simple, sans prétention, réaliste et touchant. Pas de pathos débordant pourtant, Ben, Steve, Toussaint et les autres sont la plupart du temps dans la déconne, pour supporter le quotidien. La sensiblerie est tapie sous la pudeur.
Pudeur des mots dans le livre, des images dans le film.
Medhi Idir, réalisateur des clips du slameur, réalise des images à la fois poétiques et belles pour montrer ce que personne ne veut voir : la dépendance d'un homme au corps médical, pour manger, se déplacer, se laver. La scène de la douche, qui pourrait avoir quelque chose de dérangeant, est subtilement présentée, par un jeu de caméra sur les gouttes d'eau qui tombent sur une épaule. Cette discrétion ne sera pas de mise pour tous les autres moments pénibles vécus par Ben, mais l'humour prend le dessus, toujours.
Faut dire que Ben a la "chance" de ne pas être trop abîmé, par rapport à ses compagnons d'infortune. Lui fait des progrès, sa rééducation avance. L'amour le cueille même au passage, et la jolie Samia illumine l'écran et cet étage exclusivement masculin.
Malgré tout, la réalité le rattrape, et ses rêves de STAPS et de basket sont bien loin.
 
On rit beaucoup, donc, mais on prend aussi en pleine face la douleur et les moments de déprime de cette bande spéciale, portée par de jeunes acteurs inconnus des écrans, frais et talentueux.
Grand Corps Malade explique lui-même n'avoir sélectionné que des jeunes gens peu ou pas connus, car il a toujours fonctionné ainsi, il carbure à la "famille", qu'elle soit musicale, amicale et maintenant, cinématographique.
 
Un film d'une justesse épatante, réaliste sans être glauque, drôle sans être caricatural, émouvant sans être triste.
Une bouffée d'espoir que le parcours de Ben, une mise en lumière pas banale de l'univers médical et de ses acteurs, et une belle dose de renouveau dans le paysage cinématographique français.
 
Et le public ne s'y trompe pas : ici, les lycéens festivaliers ont accordé à l'ensemble des acteurs le prix de l'interprétation masculine, ainsi que le prix du Meilleur film présenté. Le public "amateur" fait le même constat, le film rafle le premier prix décerné par la ville.

mardi 22 novembre 2016

La bitch de la semaine, #12

 Un rendez-vous oublié? Mais non, mais non... Sur le blog de Sara, il est toujours d'actualité.
Alors je ne sais pas si mes infos datent de cette semaine ou d'avant, mais moi je les découvre, et je surkiffe.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Bitch de la semaine (ou du mois), catégorie "ben alors, tu boudes?" :
 
 
Punaise, j'en pleure de mettre une photo de lui sur mon blog.
J'en pleure aussi de rire, quant à la raison qui le propulse bitch de la semaine : quand Maitre Gims a le moral "sapé comme jamais".
 
Après les NRJ Music Awards (les quoi?), Maitre Gims a fait une déclaration fracassante sur Instagram : "Juste pour vous dire que je ne retournerai plus jamais au NMA. Je tiens quand même a remercier mon public, ma famille, mes amis et tous ceux qui m'ont soutenu."
Admirons au passage l'orthographe irréprochable du maître, qui oublie que NRJ Music Awards est un pluriel, et qu'on écrit donc "aux NMA" et une mention spéciale pour ce petit "a" sans accent qui pique un peu les yeux.
 
Alors comment dire?
  • Mais tant mieux!!! S'il pouvait également ne plus jamais retourner dans un studio...
  • Si tous les "artistes" nominés ou diffusés ce soir-là (sauf Coldplay, on touche pas à Chris) pouvaient se montrer solidaires et faire pareil...
Mais que n'a-t-il pas digéré, le pauvre chéri?
Nominé dans trois catégories différentes (dont la "chanson française de l'année" -WTF?-), le chanteur est reparti bredouille.
En vrai de vrai, il est simplement jaloux qu'Amir (finaliste de The Voice) ait raflé la mise avec sa chanson "J'ai cherché".
Faut dire qu'Amir est bien plus beau gosse attire davantage la sympathie du public. Et puis, grâce à Amir, on a fini 6e de l'Eurovision, ce qui ne nous était pas arrivé depuis... jamais.

#Yapasphoto
 
Mais quand on parle de votes, Maître Gims crie au complot.
Sous sa déchirante déclaration, il s'est fendu d'un hashtag énigmatique :  #leschiffresnesauraientmentir. Soit. Et alors?
Rappelons qu'aux NMA, ce sont les votes du public qui comptent, et pas les chiffres de ventes.
 
Le pire dans tous ça?
Dans le clan Gims, on est solidaire. Sa compagne, DemDem (euh???) s'est, elle aussi, lâché sur Snapchat, en postant une photo d'Amir, et ce commentaire : "« Quelqu’un peut me dire qui c’est ? OK chan­son de l’an­née je veux bien cousin, tu chantes quoi ? » avant de conclure : "La blague, envie de tout casser".
Charmant message au public donc... (oui, mais elle, elle fait pas de fauteeuh!). Au fait, c'est qui, elle?  
 
Résumons : Mais à quel moment Maître Gims dit-il un truc qu'on peut croire?
- N'avait-il pas annoncé qu'il arrêtait la musique au lendemain de l'élection de Donald Trump?
Allez, un peu de courage, c'est celui qui dit qui est!
Faut assumer, dans la vie!
 
 
 
J'aurais aussi voulu vous parler de Mariah Carey, qui demande à son ex 5000 euros par mois de pension alimentaire pour pouvoir élever leurs jumeaux, alors qu'ils en auront la garde partagée, mais je n'ai pas encore assez approfondi le sujet pour clarifier la situation!

lundi 21 novembre 2016

L'art et la manière (Une photo, quelques mots #73)

Julien Ribot

- Voilà, c'est bien, laisse-toi faire, prends la lumière, voilà, comme ça, ne bouge pas... Tu sais que t'es belle, toi?
- T'as pas envie qu'on aille se balader sur le pont, plutôt?
- Après, si tu veux. On finit cette série.
- Allez, tu feras ça plus tard, on n'a encore profité de rien.
- Mélie chérie, je bosse, là. Et toi aussi. Tu peux bien te tenir tranquille encore une minute, non?
- J'en ai marre, j'veux bouger. Ca fait des heures qu'on est sur ce balcon.
- Non, surtout ne bouge pas, jamais plus on ne retrouvera cette lumière!
 
Mélie soupira. Thibault lui accordait peu d'attention, en fin de compte. Et c'était comme ça depuis le début de la traversée. Absorbé par ces photos pour un célèbre magazine, qu'il devrait présenter en débarquant,  Thibault avait à peine levé le nez de son objectif.
Elle qui pensait que le cadre romantique, les couchers de soleil flamboyants, l'ambiance feutrée et luxueuse de leur cabine aideraient à faire évoluer les choses entre eux, elle s'était vraiment gouré!
 
- Allez, ma belle, fais-moi un beau sourire... Tu es rayonnante, tu.... Mélie, merde! Le projo', tu le tiens, oui ou non?
- Non! Ca suffit, on arrête! Et puis d'abord, tu sais à quel point tu as l'air con à parler à cette chaise? C'est une chaise, hein, une putain de chaise! Tu peux la prendre par devant, par derrière, le jour, la nuit, ça reste une chaise! Juste une chaise!
Mélie descendit du tabouret qui lui servait de perchoir, secoua son bras ankylosé et poursuivit :
- Et ton précieux magazine de design, là, tu le prends et tu t'en fais un coussin pour t'asseoir sur cette putain de chaise! Parce qu'en plus d'être moche, je suis sûre qu'elle fait mal au cul!
 

dimanche 20 novembre 2016

Sauvez votre dimanche, #40

 
 
Peut-on sauver son dimanche en pleine nuit?
Eh bien oui.
 
Pour moi, ça a commencé samedi soir, avec la lecture d'une pièce de théâtre : L'ordinaire, de Michel Vinaver. La pièce au style abrupt et résolument moderne met en scène le sordide récit des survivants d'un crash d'avion dans la Cordillères des Andes en 1972. Commencé hier soir, terminé dans la nuit. Cette pièce est prenante et terrifiante.
 
 
 
 
 
 
 
 
Durant la matinée, j'ai poursuivi un sérieux ménage entrepris hier. J'en avais marre de ma maison encombrée, de mon bordel pas organisé, en bref, ça m'a pris comme ça, j'ai lancé l'opération "maison nette" en quelques heures.
 
 
D'abord, mon coin j'entasse-tout-et-n'importe-quoi-là-où-ça-se-voit-pas(trop) et un meuble dans lequel ma pharaonique collection de thé s'expose.
Le avant-après est sans appel.



 
 
Mais que faire, donc, de toutes ces jolies boites/coffrets de thé?
 
 
Il suffit de voir l'état du bureau à scrapbooking bricole pour avoir une petite idée...
 
 
Là encore, avant/après saisissant :
 
 
Bien lancée, j'en ai profité pour attaquer mon bureau. Je n'ai pas de photo "avant", mais le "après" ne peut encore être montré.
 
Et là, ben... je pianote pour faire revivre un peu ce blog. Billet ciné, lecture, j'ai même envie de bitcher, c'est dire!
 
Bon dimanche tout le monde!
 
Et merci jolie Laurie pour ce rendez-vous qui me pousse à m'occuper le dimanche!