samedi 8 août 2015

Moi après mois, my July

Des réveils aux aurores / A la recherche de la fraîcheur perdue / Correction de copies de Bac / Un petit apéro avec les STI, pour fêter les résultats / Des journées glandouille et siestes / L'apocalypse dans mon bureau / Faire le tri par le vide / Des tapas en terrasse / Répartition de service, épisode 12583... /  Jardinage estival et récolte prometteuse / Un mail qui met les larmes aux yeux / Les deux ans de mon kinou d'amour / Premières baignades, même pas peur! / Heureusement que les gaufrettes à la vanille existent / Un chouette week-end en famille / L'attaque est la meilleure des défenses / Prendre des couleurs et avoir la marque du short... trop glam' / Quand les amis de Paris descendent dans le Sud : retrouvailles inhabituelles / Photos plutôt réussies, d'un bébé en mode boudeur / Dégradé de couleurs pour manucures pimpantes / Des cocktails, trois filles et des tapas : soirée réussie! / Prendre le temps de ne rien faire / Se faire rétamer au mémory par un enfant de trois ans : check / "Mais mon papa, il te raconte tout ce que je fais? J'suis pas trop d'accord, moi!" / "En fait, c'est un peu comme si t'étais sa soeur et qu'il était ton frère" / Six ans et t'as déjà tout compris, mon Ronan / Prévoir un séjour parisien / Finir de regarder la série Rome / Dix ans de CAPES, déjà! / Un bureau parfaitement rangé / Des cocktails aux noms bizarres / Comme un petit air d'évasion sur la route / Un relooking de terrasse : une vraie métamorphose / Avoir envie d'y passer ses journées  / Préparer son séjour dans le Tarn / Se poser des milliards de questions sur ce stage d'écriture / Un petit trajet imprévu vers Paris / Conduire après une fille plus grande que toi... et lui dérégler siège, rétroviseurs etc... / Un dimanche aprem en mode piscine et bronzage / Attaquer le stage et se demander ce qu'on fait là / Découvrir onze belles personnes en 5 jours / S'encanailler en Afrique, au Vénézuela, en banlieue / Côtoyer une dealeuse d'héro sous couverture / Rencontrer Lala, Esmé, Djibrilla, Elise, Louis, Houria, Amédé et Barnabette, Aminda, Adama et Samba, Océane et la caissière, Prasat, Jean et Rebecca, Léa... et tomber en amour pour chacun d'eux / Se révéler par l'écriture / La générosité d'une femme passionnée / Des journées intenses / "Merde, on a des devoirs à faire?" / Une parisienne sur les routes de campagne... hi, hi, hi... / Un robot nettoyeur pervers aux attaques sournoises / Les visites surprises du rongeur masqué / Du polystyrène dans tout l'appart' / Une connexion wifi aléatoire, la gymnastique de l'ordi près de la fenêtre / Une soirée rencontre et retrouvailles, pleine de rire et de complicité / De jeunes et beaux mecs torse nu, on soigne le comité d'accueil, nous! / Un temps peu clément pour la piscine / Passer ses soirées écroulées sur le canapé, épuisées / Une merveilleuse semaine avec une fille super / Le désastreux service d'un restau japonais / Flipper à mort pour la lecture publique d'un texte écrit / Conclure une semaine riche en émotions / Repartir confortée dans l'idée d'écrire encore plus / Sortir lentement de sa bulle. 



C'était mon moi après mois, d'après une idée de Moka
 

lundi 6 juillet 2015

Et la mer et l'amour ont l'amer pour partage... (Une photo, quelques mots, # 44e)

         @Vincent Héquet

Lola aspira une grande goulée de l'air frais qui fouettait son visage. 
Dieu qu'elle aimait cet endroit... 
La plage était déserte, ou presque. Les nuages menaçants et le vent cinglant avaient sans nul doute dissuadé les touristes d'y étaler leur serviette. Ne savaient-ils pas que c'était le meilleur temps pour profiter de l'endroit?
L'air iodé emplissait vos poumons, l'eau était vivifiante à souhait. L'océan dévoilait toute sa puissance, des jours comme celui-là. 
Au moins, elle serait tranquille. Personne ne viendrait l'importuner.
Lola s'étonnait toujours autant du pouvoir apaisant qu'avait cet endroit sur elle. 
Elle oubliait tout, ses angoisses, ses soucis, sa colère... Il lui suffisait de marcher jusque là, et elle trouvait une solution à ses problèmes.

Arrivés dans l'après-midi, la veille, Pierre et elle n'avaient même pas pris le temps de défaire les valises et de s'installer. Elle avait insisté, rieuse et suppliante, pour que Pierre vienne admirer la vue, la petite dune envahie d'herbes folles, et puis, juste derrière, l'océan.
Elle n'avait cessé de lui répéter combien elle adorait cette plage, depuis qu'elle était gamine. Cette plage, ces courants, ces sentiers, c'étaient tous ses souvenirs de gosse et d'ado. 
Pierre l'avait laissée s'expliquer, puis, s'était immobilisé, les yeux écarquillés d'admiration, ce qui avait eu le mérite de faire cesser le babillage de Lola. 
Il était instantanément tombé amoureux de l'endroit. 
Si bien qu'il avait décidé de revenir y faire son jogging, dès l'aube. 

Lola s'était réveillée bien après son départ. La sonnerie du portable de Pierre l'avait tirée du sommeil. Le temps que Lola mette la main sur le téléphone, la messagerie s'était enclenchée. Tant pis, il rappellerait. 
L'appel provenait d'un numéro non enregistré. Encore un démarchage. Raison de plus de maudire la sonnerie qui l'avait extirpée des bras de Morphée! 
Lola eut tout de même le temps de voir que l'écran affichait quinze SMS non lus. A 9h du matin. 
Mais que se passait-il? 
C'était peut-être grave... elle devrait peut-être regarder... 

Lola aperçut une silhouette familière sur la plage. Si petite, si rapide, qu'elle doutât un instant que ce soit Pierre. 
Il se dirigeait vers l'endroit le plus escarpé de la plage, là où les rochers s'avançaient jusqu'à toucher l'eau, faisant disparaître la bande de sable à marée haute. 
Tant mieux. 
Elle allait lui faire la surprise, le rejoindre là-bas.
L'endroit était difficile d'accès par le haut de la dune, mais Lola connaissait l'endroit par cœur.
Elle savait que là-bas, encore plus qu'ailleurs, ils ne seraient pas dérangés. 

Personne ne les verrait. 
Personne ne les entendrait. 
L'océan en colère dissimulerait les cris de Lola, réclamant une explication. 
Le vent sifflant éloignerait le bruit de la détonation. 
La marée déjà haute emporterait le corps de Pierre. 

Lola prit tout de même soin de glisser son portable, dans la poche intérieure de la veste de jogging de Pierre. Le téléphone dans lequel se noieraient en même temps que lui, les sms de celle qui l'appelait mon amour et à qui il manquerait apparemment beaucoup. 

44e participation et aucunement inspirée pour trouver un titre satisfaisant! Y'a des jours, comme ça...

mardi 30 juin 2015

Moi après mois, my June

Les grosses chaleurs / Les dernières heures de cours, dehors / "Mais qu'est-ce que ça veut dire quoi?" / Un bus, trois profs, cinq gosses, six heures de trajet / Un méga coup de frein qui les fait tous taire / Quand ils comprennent qu'il ne faut pas jouer au blind test musical avec moi / Chanter les Fréro Delavega à fond / Celle qui est aussi blonde que moi / Un hôtel, une carte d'accès sans numéro et un couloir de cinq chambres : "merde, c'est laquelle la notre?" / Prier pour ne trouver personne dans son lit / Fou-rire mémorable / Paris, Bercy village, ses cocktails / Paris, son périph', ses autoroutes et leurs accès fermés / Put*** de merde, on n'est pas couché / Course en cours : finale nationale, c'est parti... mais sous la pluie / Nos gars qui se font draguer par les équipes de filles / Un passage remarqué / "Sarah, si tu veux crier ta joie, préviens-moi, mes tympans se sont assez mal remis de l'an dernier" / Du foie gras qui a du succès, une belle chanson en occitan, des cadeaux à gogo / Une 4e place méritée / Notre Cabrel à nous / Quatre profs et un photomaton / Aux Champs Elysées, pa la, pa pa la... / Un dessert de star / Paris-Orléans : les p'tits s'écroulent de fatigue et nous on a la paix / Seconde courte nuit d'hôtel / Trajet du retour, les pieds sur le tableau de bord / Présider son conseil de classe en mode pilotage automatique / Choc thermique assuré / Des soirées en terrasse, sans gilet et sans frisonner, le pied / Une soirée ciné pleine de surprises / La joie des corrections dématérialisées des copies de BTS / GOT, saison 5, épisode 8 = cauchemars assurés / Un soin du visage trop parfait / Quand une ancienne élève te masse / De nouveaux produits qui donnent envie de prendre soin de soi / La terreur du papillon de nuit qui s'invite dans ta chambre / Une panne de voiture pour bien démarrer la semaine / Tomber raide dingue in love de ses nouveaux vernis / Chauffagiste, garagiste... le mois des factures imprévues / GOT, saison 5, épisode 10 : mais, mais, mais... POURQUOI????? George Raymond Richard Martin, là, je vous déteste / Les joies de la chaise longue en terrasse / Une bien belle journée avec ma poulette, ça faisait longtemps / De la difficulté du métier d'esthéticienne ou les débats hautement philosophiques du samedi après-midi / Sous le charme des Nuits Parait-il / Christophe entre filles / Réserver dans la foulée une place pour un concert / Rencontrer une nouvelle collègue / Se taper des barres avec les photos des cartes d'identité des candidats du Bac... bad prof / Un repas entre filles, toujours aussi agréable / Avoir fini les dernières saisons de GOT, Arrow, Scandal, Once upon a time et se sentir totalement perdue : mais que regarder, maintenant? / Un restau, deux piques niques et les oraux passent plus vite / Des verres en terrasse, encore / Celui qui n'en finit pas de me surprendre, mais pas vraiment dans le bon sens / Mon kinou couvert de boutons, maudite varicelle / Le mariage d'une fille que j'aime / Participer à des concours bloguesques / Quand tenir une conversation téléphonique avec Stéphie relève du défi / Celle qui m'envoie un mail qui vaut tous les mercis du monde / Quand jardinage rime avec bronzage / S'apercevoir que ça fait des semaines qu'on n'a pas joué à candy crush / Une petite pépite livresque / 


C'était mon mois après mois, d'après une chouette idée de Moka.

dimanche 28 juin 2015

Sauvez votre dimanche # 18

Sauver un week-end de corrections de copies de Bac, mission impossible? 

Eh bien non!! 
Je m'en vais vous prouver le contraire. 
Et c'est grâce à Laurie

D'abord, on peut participer à un jeu concours, organisé par Stéphie, pour essayer de remporter un superbe bracelet "menottes". 

 Bracelet1

J'adore vraiment, il est à la fois coquin et élégant. 
C'est une création de La souris perlée
Rendez-vous chez Stéphie pour les modalités de participation.

Ensuite, on peut s'adonner à son addiction favorite : les séries. Et ça donne : 
- visionnage du dernier épisode de la dernière saison de Once upon a time
- visionnage de plusieurs épisodes de la saison 1 de Rome : déjà deux, mais la soirée n'est pas finie. 

Enfin, on peut surtout avoir une pensée émue pour une ancienne élève devenue une jolie jeune femme, pour laquelle ce week-end est devenu le plus beau jour de sa vie. 
Ma Camille, ma pitchoune, te voilà mariée. 
J'ai pensé fort à toi hier, et j'aurais tant aimé être là.
Ce fut, j'en suis sûre, une très belle journée riche en émotions.  
J'aurais sûrement ruiné de mes larmes mon maquillage et le tien en te voyant dans ta belle robe... et en te serrant dans mes bras... 
Je te souhaite vraiment beaucoup de bonheur, parce que tu le mérites.

lundi 22 juin 2015

Rencontre d'un autre type... (Une photo, quelques mots # 43e)



 @Marion Pluss

Bon sang, mais qu'est-ce qui se passe? 
A peine 30 secondes pour sortir de la rame et gagner la sortie, et le double pour monter un putain d'escalier? 
Ses doigts pianotant d'impatience sur la rampe, Célia se hissa sur la pointe des pieds. De la dernière marche de l'escalier, tout se qu'elle pouvait voir, c'était deux silhouettes - plutôt vieilles, les silhouettes, à en juger par leur allure - qui freinaient à elles deux la progression du flux des voyageurs. 

Allez, papi, s'te plait, aide mamie à grimper, qu'on n'y passe pas la journée... 
Célia détestait tout ce qui paraissait avoir dépassé la date de péremption. Fringues, portable, mobilier, petits amis... tout chez Célia subissait le même sort. Elle se lassait vite et n'avait pas de temps à perdre. Il lui fallait du neuf, tout le temps.
Elle méprisait le reste. 
La vue du chignon de "Madame-j'avance-à-la-vitesse-d'un-escargot" lui tira une moue de dégoût. Comment pouvait-on encore porter un truc pareil dans les cheveux? Ces gens sortaient tout droit d'une dimension parallèle et avaient été catapultés en 2015 dans le métro parisien dont ils tentaient péniblement de sortir! 

Eh, mamie, l'heure de pointe, ça te parle? T'avais qu'à sortir avant. Ah non, pardon, le plan canicule, tout ça... 
Agacée, Célia retira les écouteurs qui braillaient dans ses oreilles. 
Elle lâcha la rampe, se déporta sur la gauche, pour contourner le couple, comme le faisaient tous les voyageurs devant elle. 
Certains, plus perspicaces qu'elle, avaient anticipé ; ils se faufilaient et longeaient le mur depuis le bas de l'escalier jusqu'en haut, espérant atteindre la terre ferme plus rapidement. 
Au moment où Célia atteignait les dernières marches, elle sentit qu'on la bousculait et qu'on la tirait en arrière. 

Mais qu'est-ce que... 
Elle fut déséquilibrée, ses talons de 12 cm ne permettant pas ce genre d'acrobatie. 
En une fraction de seconde, elle fut projetée à terre, et, tandis qu'elle avançait les mains pour amortir la chute, on lui arracha vivement son sac. 

Putain de merde! Aïe... 
Célia ne se releva pas tout de suite. Elle était un peu sonnée. 
- "Oh mon dieu, Mademoiselle, vous allez bien?" 
- "Au voleur, au voleur, arrêtez-le!"
Elle leva la tête et découvrit le papi qu'elle maudissait quelques minutes plus tôt, penché sur elle, s'assurant qu'elle n'avait rien de cassé. Sa femme, elle, s'époumonait à s'en décoiffer le chignon, pour que quelqu'un poursuive le voleur. 

Mais, des autres voyageurs, aucun ne s'arrêta. Chacun passait son chemin, évitant de baisser les yeux, comme si rien n'était arrivé. 



Rêver de ce que l'on va écrire pour l'atelier du lundi, et ne plus s'en souvenir au réveil, c'est ballot... 

Voici tout de même ma participation à l'atelier de Leiloona, "Une photo, quelques mots".

lundi 15 juin 2015

Cendrillon in blue (Une photo, quelques mots, #42e)

@Kot

- Bien. Je vais le répéter une dernière fois. A qui appartiennent ces chaussures?
Silence pesant parmi les quatre individus qui lui faisaient face. 
Le commissaire Pradel s'impatientait. 
Il soupira bruyamment et tenta de se dégourdir les jambes. Trente heures sans dormir, et son corps le lui faisait sentir.

Il avait tiré du lit les cinq - seulement quatre, en fait -  occupants de cette colocation, déterminé à comprendre ce que faisait Anna Duval, une jeune thésarde de 27 ans, dans ce quartier populaire du XXe arrondissement, alors qu'elle était censée travailler toute la soirée avec une amie, à l'autre bout de Paris. 

C'est l'amie qui avait donné l'alerte, la veille. Ne voyant pas Anna arriver et ne parvenant pas à la joindre, Cécile Bolier était rentrée chez elle. Le lendemain matin, elle s'était présentée au commissariat. On lui avait gentiment répondu, avec toute la diplomatie requise, que Mlle Duval était majeure et vaccinée et que rien dans cette histoire ne relevait de la disparition inquiétante. 
Têtue, Cécile était revenue le soir, affirmant être passée chez Anna, que le gardien de son immeuble n'avait pas vue depuis la veille, alors même qu'elle partait la retrouver.  

Jérôme Pradel, la quarantaine élégante, dont le regard perçant profilait instantanément quiconque s'adressait à lui, même sa boulangère, avait reçu Cécile, l'avait écoutée et s'était dit que l'inquiétude la rendait très jolie. 
Il avait passé au peigne fin l'emploi du temps d'Anna Duval, ce qui n'était pas une tâche très ardue, au vu de la monotonie du quotidien de la jeune femme. Il s'était rendu chez elle, en compagnie de Cécile, qui avait ses clés. De là, il avait ordonné le relevé de ses appels et le suivi des opérations de sa carte bleue. 
C'est grâce à cela qu'il avait découvert qu'Anna, au lieu de rejoindre Cécile, avait payé un taxi qui l'avait conduite ici même, dans l'immeuble qu'il venait de boucler. 
Se pouvait-il que ces chaussures soient les siennes? Etrange, ça ne collait pas du tout au profil. Anna était plutôt tailleur strict et jupe au dessous du genou, pas escarpins pour séductrice de fin de soirée... 

Il observa de nouveau les quatre colocataires. Quelque chose clochait. Sûr. Mais quoi?
Une étudiante en droit de 22 ans, un commercial de 38 ans toujours en déplacements, un quadra qui vivait de petits boulots et un ingé son en intérim, voilà qui était atypique. Pradel ne s'en formalisait pas. Après tout, nombreux étaient les habitants de Paris n'ayant pas les moyens de se payer un appart' seuls. 
Pour ne pas laisser la pression retomber, il tenta une autre question : 
- Marc Jamil, le 5e nom sur votre boite aux lettres, il est où? 
Un ronronnement sourd l'interrompit. Le portable de Florent Nevers, le commercial, vibrait dans sa poche. 
- Etéignez-moi ça, bon sang! 
Nevers obéit. Il eut tout de même le temps de lire le sms reçu. De Marc. 

"Bordel, mais c'est quoi ce délire? je me démerde à me débarrasser du corps, et vous n'êtes pas foutu de balancer une paire de godasses?" 


42e participation à l'atelier de Leil, "Une photo, quelques mots". 
J'ai adoré cette photo, même si au début, elle m'a fait penser à ça : 

 

samedi 13 juin 2015

Pourquoi l'eau de mer est salée, et autres contes de Corée

Lecture pittoresque pour pause détente sur chaise longue.






L'histoire : Ce recueil présente une quinzaine de contes très courts, provenant de Corée. Vous apprendrez pourquoi l'eau de mer est salée, pourquoi les grenouilles coassent ou pourquoi on ne peut pas regarder le soleil en face. Vous apprendrez également à vous méfier des crabes, des tigres et des bossus idiots. 










Mon avis : j'ai dévoré ce petit recueil. Entre fables et contes traditionnels, les récits sont une plongée directe dans l'univers merveilleux des légendes coréennes. 
La lecture n'en est que plus dépaysante : les rizières, les rois dragons, les pécheurs se succèdent, sans nous lasser. 
Les courts textes reprennent des topos des contes occidentaux, en les revisitant. Ainsi le loup mangeur des sept chevreaux, qui doit montrer patte blanche devient un tigre affamé, et ce dévoreur de grand-mère doit tout de même répondre aux questions des enfants  : "Mais pourquoi ta main est si raboteuse?", "Parce que j'ai travaillé la terre toute la journée". 
Vous rencontrerez également un démon enfermé dans un flacon, un singe qui mange seul des gâteaux sur un arbre mais qui se fait avoir par un crabe resté en bas... les références sont nombreuses. 
La dimension didactique propre au conte est aussi présente : celui qui ment, vole, triche et n'a pas le cœur pur ne gagne jamais. J'aime aussi que certaines "morales" ne le soient pas tant que cela, à l'image de l'idiot devenu ministre. J'ai beaucoup ri! 
Des récits décalés viennent également se glisser dans le recueil : ainsi on apprend pourquoi la peau des fesses des singes est rouge, lisse et imberbe (le pauvre, quelle souffrance!), pourquoi les chats s'invitent toujours à dormir dans le lit de leurs maitres alors que le chien reste au mieux au pied du lit, au pire à la niche. L'humour coréen est facétieux!
Ma préférence va aux contes qui proposent une explication poétique et enchanteresse à quelques phénomènes insolites : Pourquoi l'eau de mer est salée est un bijou de féérie.

En résumé, une lecture hors du temps, légère, une découverte de récits imaginaires, poétiques et plein de sens. Je me suis évadée, je n'ai pas vu le temps passer. Un régal!